Utopiales : numérique, humour, Asie, sciences humaines

Et voilà, c’est le dernier jour aux Utopiales, avec encore plusieurs conférences à mon actif, et un problème technique sur Twitter > dépassement du quotas quotidien de tweets (1000). Comme pour les précédents articles, je vous livre ici en vrac les échanges des conférences. Enjoy !

Ces écrivains augmentés : l’écriture à l’heure du numérique

Avec Ayerdhal, D.Calvo, L.Davoust, G.Panchard, E.Barrillier

Tous les intervenants présents étaient connectés (du moins sur Twitter) : @lioneldavoust @metagaming @Ayerdhal et @dickien. L.Davoust : « Internet fait gagner un temps fou pour les recherches mais sur les pts de détails comme par ex. l’utilisation de Google Street View. Internet permet aussi de garder le contact avec les lecteurs et… de procrastiner ».

De l’intérêt du traitement de texte par Ayerdhal : déplacer le texte, corrections, gain de temps. Ayerdhal est un geek et pourtant il a écrit son premier roman sur du papier. Ça a pris énormément de temps pour le taper ensuite. Globalement, les participants n’avaient pas l’air enthousiasmés par les logiciels d’aide à l’écriture, même si D.Calvo aime bien les logiciels qui enlèvent tout détail gênant pour l’oeil. L.Davoust : « L’avantage d’un logiciel d’aide c’est de pouvoir gérer les chapitres. L’aide à l’écriture ne donne que des coquilles desséchées. Ça fait rentrer dans des cases ». Ayerdhal : « Ces logiciels découlent des cours d’écriture (très stricts) aux Etats-Unis. Dangereux car ça formate »

La question de la sauvegarde et de la conservation des tapuscrits est posée par E. Barillier. Ayerdhal a transféré le fichier d’un de ses livres à la Bibliothèque nationale de France Qui va lire les différentes étapes de son écriture ? L.Davoust : « Peu intéressant de voir toutes les étapes. On est là pour voir la comédienne, pas les loges ». Ayerdhal : « La sauvegarde n’est pas de la paranoïa. C’est notre boulot d’écrire et de sauvegarder. Suite à la panne de son Mac, S.Lehman a perdu 200 jours de travail ».

Selon Lionel Davoust, « on ouvre un blog pour les mêmes raisons qu’on ouvre un bar : pas pour son ego ni pour faire fortune. On peut aller au-delà de l’univers de son livre et aider la génération suivante » (voir son site). Les influences de Lionel Davoust sur internet viennent des américains. Il souhaite les transmettre aux futurs écrivains français. Ayerdhal a 2 ou 3 blogs mais pas sous son nom + Facebook pour dire ce qu’il ne dirait pas dans ses livres

Les participants ont l’air gênés par les questions – pourtant pertinentes – d’E. Barillier par exemple sur la mise à disposition des textes gratuitement. L.Davoust : « L’éditeur ce n’est pas un vendeur de livre méchant, c’est surtout un accoucheur de livre. Quand l’offre devient pléthorique, celui qui vend le + c’est celui qui a le + gros budget com. Les « propulseurs numériques » ne sont pas des éditeurs. Ce sont des attachés de presse ». Ayerdhal : « L’auto-publication existe depuis longtemps et représente plus de 90% des livres qui circulent en Fce. Si un écrivain se débrouille bien sur internet, il arrivera à se faire de la pub et être récupéré par un éditeur. Certains éditeurs récupèrent le texte après coup, quand il a déjà du succès sur internet ». Pour Ayerdhal, l’intérêt de l’hypertexte, c’est uniquement pour obtenir des défintiions ou des cartes géo

Droits d’auteur et révolution numérique

Avec Ayerdhal, D. Detraz (resp. numérique aux éditions L’Atalante), P. Godbillon (ActuSF) Vincent Gessler (via Skype) et U. Bellagamba. Références : Vincent Gessler (@Mimosaworld)

D.Detraz : « Chez L’Atalante, nous avons des prestataires de numérisation. Je vérifie tous les fichiers ». Chez ActuSF les livres numériques c’est du 50/50 pr eux et l’auteur avec des contrats de 2 ans. V.Gessler est à l’aise avec des contrats de deux ans renégociables. « Nous sommes ds une période transitoire ».

U.Bellagamba : « Faut-il des conventions collectives pr la rémunération des auteurs ? ». Ayerdhal : « Numérique permet de diffuser moins cher, de démocratiser la lecture. Une clé USB = 1000 bouquins. Téléchargement 150 livres prend une minute. Sur un livre, un éditeur tournera environ à 20% de bénéfices (le double de l’auteur) ». U.Bellagamba: »Est-ce que la solution, ce n’est pas d’avoir 2 contrats (un pr le papier & l’autre pr tt ce qui touche au numérique)? ». Chez ActuSF comme ils st petits, le contrat de base ne concerne que le papier. Pr le numérique ils en refont un autre. J.Vincent : « Il ne suffit pas de lâcher des fichiers ePub ds la nature. Il faut en vendre plein > question de la visibilité. U.Bellagamba : « Ds les contrats basiques, l’auteur n’a pas le droit de faire lui-même des démarches pr la promo de son livre ». J.Vincent : « Chez @ActuSF on kiffe quand l’auteur nous aide à faire sa promo »

Ayerdhal évoque « Le Droit du serf« , collectif autour du respect du droit des auteurs dont il fait partie. V.Gessler est honnête > ne comprend pas tt et se laisse entrainer par son éditeur. Il plaide pr des plateformes de vulgarisation. Ugo Bellagamba plaide pour des assises de l’édition numérique. D.Detraz : « Un compte Apple ou Amazon est incessible. Si le compte disparait, les livres disparaissent ». V.Gessler « Pourquoi a été créé le « creative commons » ? Pour des photos, textes, articles scientifiques ? ». Ayerdhal : « On ne peut pas avoir de recul sur son propre travail. On a besoin d’un « editor » au sens anglais ».

La première librairie numérique spécialisée en Imaginaire : Emaginaire.

Rencontre avec Etienne Klein

Qu’est-ce que la philosophie des sciences ? La question du temps, de la matière, de la réalité > la physique apporte des résultats qui changent nos réponses philo. En dehors de l’esprit, c’est le réel, c’est ce que les physiciens explorent > change nos façons de penser. La physique vient sur certains pts dire ce qu’on ne peut plus penser > ex. de l’atome. Galilée n’est pas allé en haut de la tour de Pise. Il a fait une expérience de pensée à partir de ce qu’a dit Aristote. On peut regretter que Baumgartner n’ait pas pris une plume et une bille de plomb pour tester les lois de la physique.

Les lois physiques qui contredisent l’observation s’appliquent néanmoins aux objets > il faut raisonner par l’absurde. En 2005, des chercheurs ont prouvé que Galilée a écrit sa loi de la chute des corps en 1604 (étude manuscrits). Mr Higgs s’est rappelé qu’on peut expliquer le réel par l’impossible > son article fait 1 page 1/2 de calculs. Particule / matière / masse ne st pas 1 entité unique. Les part. acquièrent une masse en interagissant ac « vide ». Particules sans masse + champs rempli de quantas (bosons) = interprétation de la masse complètement modifiée. La physique est une sorte de science fictionnelle qui met au jour des lois pas repérables directement »

Définir le temps : ce que c’est, ce qu’on en dit, ce que dirait les équations si elles pouvaient parler. Méfions-nous du langage qui attribue toutes sortes de propriétés au temps. On confond temps et évènement temporel. On dit que le temps passe mais est-ce vrai ? Et si oui, qu’est-ce qui fait qu’il passe ? Etienne Klein propose un petit cours de physique aux élèves de teminale présents. Les équations de Newton indiquent que ts les instants du temps ont le même statut > tps ne change jamais. Newton a introduit une contradiction entre ses équations et la manière dont nous évoquons le temps. Remarquez au passage, le passé étant passé, il ne passe plus. Le tps fait son travail en remplaçant chaque instant par 1autre. Puis-je dire que le tps passe ? Non, c’est la réalité. Un chemin ne chemine pas, il permet aux promeneurs de marcher. Le tps ne passe pas, il permet à la réalité de passer. Le tps, ce n’est pas le mvt, la vitesse, l’accélération. C’est cette chose ds laquelle ns ne pouvons pas voyager.

Ben voilà, Etienne Klein vient de tuer la SF > le voyage ds le temps est impossible. EKlein : « Voyager ds l’avenir c’est intéressant mais si c’est le néant, autant attendre qu’il apparaisse > mais on ne voyage plus. Théorie des univers-blocs > Brest & Strasbourg existent sans que ns n’y soyons. Idem pr évènements passés / futurs. Paul Dirac a prédit l’existence de l’anti-matière pour garantir la causalité d’une théorie physique. Est-ce que c’est possible d’écrire une histoire de voyage ds le tps sans parler de 2 tps différents ?

Ceux qui s’intéressent trop longtemps à la physique quantique deviennent fous. Moi j’ai lâché prise. Les équations de la physique quantique sont plus intelligentes que nous. Nous ne pouvons pas les comprendre. Si un électron peut être ds l’état A et ds l’état B alors il peut être dans l’état A+B mais on ne peut jamais l’observer. S.Haroche dit : avant la mesure l’électron est ds l’état A+B. C’est ma mesure qui l’oblige à prendre position. Etienne Klein nous demande de réfléchir sur cette question : « qu’est-ce que le réel ? »

Question dans la salle : « Mr Klein, je vous pose la question : super-symétrie ou théorie des cordes ? ». E.Klein : « On a trop d’idées et pas assez de données sur super-symétrie ou théorie des cordes ».

E.Klein : « Si le temps n’existe pas mais que quelque chose existe, il faut pouvoir le décrire dans avoir référence au tps. Pour dire que Dieu n’existe pas, il faut pouvoir le décrire très précisément d’abord. Mais comment s’il n’existe pas ?.

E.Klein : « Les transhumains existent déjà > ceux qui montent l’Alpe D’Huez en développant 450 watts pendant 22 minutes. La transhumanité implique une singularité > on se détache de l’Homo sapiens pour être qq chose d’autre. Il y aura coexistence de 2 espèces mais en fait il y a déjà coexistence entre conditions de vie (Nord / Sud). Est-ce que les post-humains auront encore des liens d’empathie avec nous ou est-ce qu’ils nous rejetteront ? Méfiez-vous des discours trop optimistes sur les biotechnologies et le transhumanisme.

The Big Bang Theory : l’humour sert-il la science ?

Avec E.Bravo, D.Calvo, R.Lehoucq, D.Tron et L.Queyssi

R.Lehoucq a regardé les deux premières saisons de TBBT > il a trouvé ça drôle, moins qd il s’est retrouvé ds les persos.  »Villani a un univers intérieur qui se manifeste de manière évidente lors des relations sociales ». Pour D.Tron, tout TBBT se résume à Sheldon déguisé en effet Dopler. TBBT fonctionne comme les séries TV américains classiques mais les gags sont très scientifiques. E.Bravo : « Point commun de mes meilleurs profs > ont le sens de l’humour. Meilleur moyen de présenter un discours pesant. J’étais bon élève ms je vivais le cours ac les cancres > ils me faisaient rire, ça me permettait de retenir le cours. Je me suis marré dans Tintin > « Qu’est devenu cet électron ? » Haddock : « Oui, je m’inquiétais à son sujet »". D.Tron évoque le site de Marion Montaigne « Tu mourras moins bête« . E.Bravo plaide pour le décentrement. Expliquer dès l’école primaire comment être en communion avec l’univers. Ds ses livres, R.Lehoucq aime bien parler de sciences avec les films de SF et les décrypter. R.Lehoucq : « Pr ne pas s’électrocuter lui-même, l’empereur (StarWars) devrait avoir des chaussures isolantes de 50cm > drag-queen ». R.Lehoucq prend le cahier des charges d’un super-héros et déforme un humain normal pr qu’il arrive à avoir les mêmes pouvoirs. « J’aime bien aller voir les choses cachées dans la SF > spermatozoïdes de Superman, WC en titane ».

D.Tron : « Il existe un corpus énorme d’humour involontaire dans la SF. Ex. d’humour involontaire dans la SF : Le jour où la terre s’arrêta ou 2012 (scénario le + court de la terre) ». D.Calvo veut défendre prometheus « Ben attendez, on est là pour rigoler. Mon plus gros fou-rire pdt Prometheus, c’est quand le mec fait gouzi-gouzi à l’E.T. ». R.Lehoucq : « Il y a 3 sortes de mathématiciens : ceux qui savent compter et ceux qui ne savent pas compter ». L.Queyssi parle des prix Ignobel : odeur des pieds, puces qui vivent sur un chien sautent plus haut que celles qui vivent sur un chat. R.Lehoucq : Il y a des chercheurs qui tentent d’optimiser au bruit des portières de voiture qui se claquent. D.Tron : Dans StarTrek, pour des raisons de budget, les scénaristes ont opté pour la téléportation. Pour l’expliquer, ils ont créé un outil de ttes pièces. « Star Trek : « un compensateur d’Heisenberg ça marche comment? Bien merci. ». Générateur d’improbabilité dans le Guide du voyageur intergalactique > transformation d’un missile en cachalot. Windows 95 est drôle aussi quand écran bleu et Bill Gates dit « Ce n’est pas un bug, c’est une caractéristique ». D.Tron cite la soupe aux choux comme exemple pourri d’humour dans la « SF ». La conférence s’est transformée en liste d’exemples et de blagues

Aux origines de la création asiatique

Avec F.Gorges, J.Pirou et M.Magnin. Références : @FlorentGorgesFR & @morgan_culture

F.Gorges : « Pour parler de manga, il faut remonter aux emakimono du 8ème siècle. Pas encore de texte ou d’organisation. Influences réciproques tout au long de l’histoire entre Europe et Japon. On a l’image d’un Japon copieur. Mais c’est le seul pays asiatique qui s’est imprégné de la culture occidentale. Le Japon a la capacité à utiliser, reprendre, s’apprier des cultures étrangères. Pour les japonais c’est une force ».

J.Pirou : « Matsumoto, le dessinateur d’Albator s’est inspiré de films français, de westerns américains et de la BD Barbarella ». F.Gorges : « La France et le Japon ont tjrs eu des liens forts. Les Japonais sont les premiers surpris par le fait que leurs créations puissent intéresser des français ». J.Pirou : « La France a décerné à Matsumoto l’ordre de Chevalier des Arts et des Lettres ». J.Gorges : « Vague de dessins animés japonais en rapport avec notre histoire : Lady Oscar, Princesse Sarah… L’idée des Pokemon vient des collections d’insectes des enfants japonais. Le jeu marche très bien depuis 15 ans ». Pour F. Gorges, deux inventions marquantes au Japon sont le « Game & Watch et la série Dragon Ball. J.Pirou : « Le Conte du coupeur de bambous est considérée comme la première histoire de SF du monde et elle est japonaise »

La SF est-elle un outil pour les sciences humaines ?

Avec P.Bordage, C.Ecken, D.Martinigol, L.Suhner et U.Bellagamba

D.Martinigol est un auteur jeunesse. Elle participera à la journée pour les scolaires le lundi. C.Ecken est l’auteur des textes de l’expo Amazing Science par l’Inserm et le CEA. U.Bellagamba évoque « Imaginaires scientifiques & Hard SF », les actes des 4è journées interdisciplinaires #scifi de Peyresq. La SF est la littérature qui parle le plus de la subjectivité des nations ».

D.Martinigol : « Je pars tjrs des persos à qui je donne vite un nom. Puis décor et tt le contexte qui va avec. Si on prend tous mes livres, on se rend compte que le contexte est assez proche ds tous. Un lecteur jeunesse n’a pas forcément besoin de bcp de précision sur le système politique. Dans mes livres, on sent qu’il y a une démocratie, avec des représentants de ts les systèmes planétaires ».

P.Bordage : « Importance des mythes, climat pour le syst. politique d’une planète. Dans Orchéron, c’est une struct. matriarcale ». P.Bordage est scriptural (besoin de l’hist. pr construire 1 livre) > différent de structural (besoin d’une struct. avant le récit). P.Bordage indique qu’il a participé à un colloque « Droit et SF » à Limoges il y a environ un an. L.Suhner construit également le contexte de ses histoires après les persos

U.Bellagamba : « Pour Stephen King, une histoire a besoin de 3 choses : situation + intrigue + persos. Matière première des auteurs : leur société, leur rapport au monde »

D.Martinigol a été marquée par la mort en direct de Omayra Sánchez à la TV > lui a donné une idée de livre. L’Évangile du serpent de P.Bordage a été publié en août 2001, un mois avant le 11-septembre et parle d’attentat terroriste. P.Bordage a ensuite écrit « L’Ange de l’abîme » pour montrer une manière de réagir au déséquilibre de notre monde. P.Bordage : « A partir de quand le rêve de société du début (=rêve américain) se transforme en machine à oppresser l’individu ? ». U.Bellagamba : « La science-fiction est une expérience de pensée sur les sociétés humaines ». L.Suhner : « Quand j’ai créé mes indépendantistes, j’ai pensé à Che Guevara et aux intégristes »

C.Ecken: « Le journaliste n’est que l’artisan de l’invention permanente qu’est la réalité. Je souhaite parler du réel différemment ». U.Bellagamba: « La SF est le reflet du présent. Ses auteurs sont des éponges du présent même s’il n’y a pas tjrs 1 mess. politique. Auj. en France on commence à utiliser la SF comme un OUTIL en sociologie, anthropologie, un peu en droit ». P.Bordage aime bien que ses écrits soient utilisés pr donner envie de lire aux jeunes. C.Ecken est prêt à échanger et discuter ac des chercheurs autour des problèmes / thêmes abordés par la SF. U.Bellagamba : « Les colloques de Peyresq & Cerisy sont dédiés aux recherches autour de la SF, une discipline jeune en Fce ». Les livres de L.Suhner n’ont pas encore été étudiés tandis que ceux de D.Martinigol st dédiés aux jeunes / éducation nat. D.Martinigol : « En tant qu’auteur de SF, il ne faut pas écrire avec un but pédagogique ». U.Bellagamba résume ce que dit D.Martinigol : « Ca sert à réfléchir sans être réfléchi pour servir ». L.Suhner : « Une collègue m’a demandé pourquoi j’écris de la SF et pas de la vulgarisation scientifique pr être ENFIN utile ». P.Bordage : « L’utopie, c’est chiant à écrire : les trains arrivent à l’heure et les gens sont contents, il ne se passe rien ». Martinigol : travail pluridisciplinaire au collège et un  de ses romans théâtralisé.

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