Vivre dans la steppe froide

Retrouvez mon article « Vivre dans la steppe froide » dans le dernier numéro de « Beaux Arts éditions » consacré à la magnifique Caverne du Pont d’Arc (plus connue sous le nom de grotte Chauvet).

J’en profite pour faire un petit coucou à mon ami Pedro Lima qui signe également un intéressant papier sur le fac-simile de la grotte (et un petit coup de pouce pour son dernier – et passionnant – livre).

Fabulous Pterosaur

Avec un FabLab au premier étage du boulot, j’avais envie depuis plusieurs semaines de construire un objet, mais lequel choisir ? Tous les utilisateurs des machines viennent à la Casemate avec une idée pratique ou décorative en tête… En cherchant un peu sur internet, j’ai trouvé un ptérosaure en bois. Pas mal pour égayer son intérieur, non ? ;)

Je suis donc partie d’un fichier déjà existant. Avec l’aide de Jean-Michel (bon, OK, c’est lui qui a quasiment tout fait), j’ai « nettoyé » le fichier et adapté la taille des pièces sur Illustrator :

Ensuite, on place une plaque de bois dans la découpeuse laser :

On « imprime » :

Et voilà le travail :

Il ne reste plus qu’à séparer les morceaux (votre grand-mère vous a sans doute acheté un jeu de construction comme ça quand vous étiez petits)… :

… les assembler (cette fois-ci, on avait la chance d’avoir une photo comme modèle) :

… et accrocher la bête au-dessus du bureau !

>> Pour les plus curieux, le fichier se trouve sur le site du FabLab du CCSTI Grenoble

La grotte des rêves perdus… bof !

Vendredi, direction le cinéma pour déguster le dernier film de Werner Herzog sur la grotte Chauvet. Pour une passionnée d’art pariétal, la programmation d’un tel film au ciné et en 3D ressemble un peu à Noël avant l’heure. Tous les JT en parlent, tout le monde a adoré… C’est donc ravie que je chausse les lunettes et me détends dans le siège quand la lumière commence à baisser.

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Petits éléments de contexte en passant… Le 18 décembre 1994, Jean-Marie Chauvet, Eliette Brunel et Christian Hillaire découvrent une cavité près du Pont d’Arc (Ardèche). Très rapidement, les trois spéléologues se rendent compte qu’ils viennent de révéler un trésor inestimable, la grotte comprenant plusieurs centaines de peintures rupestres ainsi que des ossements d’animaux et des empreintes de pas humains. Le 18 janvier 1995, la découverte est rendue publique. Très rapidement la grotte est classée Monument historique et son entrée est surveillée jour et nuit. De 1998 à 2001, l’équipe scientifique révèle peu à peu ses secrets dont le plus marquant est certainement l’âge des peintures (plus de 30 000 ans) qui en fait les plus anciennes connues au monde. Deux fois plus vieilles que la grotte de Lascaux. Des échelles de temps hallucinantes, et une même nécessité de conservation.

Le Pont d’Arc, près de la grotte Chauvet dans les gorges de l’Ardèche (source : Fabdebaz, Flickr, CC)

Autant le dire, le réalisateur a eu un sacré privilège de pouvoir entrer dans cette grotte et procéder au tournage, à raison de quatre heures par jour pendant deux semaines. Etant données les conditions drastiques (temps autorisé dans la grotte et éclairage limités, obligation d’évoluer sur une toute petite passerelle pour ne pas endommager les sols…), je ne m’attendais pas à un film totalement maîtrisé sur le plan technique. Malheureusement, j’ai été assez déçue à plusieurs titres.

L’équipe du film, avec Werner Herzog à droite (source : Hebdo-Ardèche.fr)

D’abord, la 3D… Elle semblait idéale pour pouvoir retranscrire l’émotion qu’on éprouve devant de telles œuvres, peintes sur des parois avec le souci des volumes. En effet, les hommes préhistoriques se sont adaptés aux irrégularités des roches pour peindre, et les ont même incluses dans leur composition. Mais là, autant être franche, j’ai eu plusieurs fois la nausée pendant le film, à commencer par les premiers plans à l’extérieur et la séquence où on suit les préhistoriens qui randonnent jusqu’à l’entrée de la grotte. La caméra à l’épaule (voir tenue à bout de bras) n’a rien arrangé. Néanmoins, dans la grotte, on peut apprécier quelques très beaux rendus, notamment les jeux de lumière et parfois même de superbes plans où on oublie les limites techniques de l’exercice (mais trop rares à mon goût).

Ensuite, et c’est là le plus problématique : le scénario ! Werner Herzog oscille sans arrêt entre récit de voyage et documentaire, mais sans basculer totalement vers l’un ou l’autre. On comprend bien l’émotion qu’on ressent dans la grotte, et la nécessité de remonter régulièrement pour ne pas se laisser « happer », mais… c’est tout. Très peu d’explications techniques, des interviews de chercheurs bâclées (à mon goût), des pointes d’humour sympathiques mais qui arrivent comme un cheveu sur la soupe et même un post-scriptum carrément incompréhensible…

Rhinocéros (source : Wikipédia)

Le réalisateur a voulu interroger de nombreuses personnes mais sans vraiment approfondir chaque témoignage sauf peut-être celui d’un jeune chercheur (dont j’ai oublié le nom) et celui de Jean-Michel Geneste. Une des visites de la grotte se fait avec sa conservatrice, Dominique Baffier. Si on est heureux d’apprendre quelques anecdotes sur chaque panneau, ça ressemble plutôt à une visite lambda comme on peut en faire dans de nombreuses grottes du sud-ouest de la France, l’été, en short avec une vingtaine de personnes. On pouvait attendre légèrement mieux d’un tel film.

Connaissant un peu ce monde là, j’ai pu passer outre ces faiblesses mais mon ami, venu en curieux s’est senti vraiment frustré, au point de me questionner après le film sur des faits qui auraient du être abordés. Avec quoi les hommes préhistoriques ont-ils peints ? (oui, oui, on admire des peintures pendant 1h30 mais on n’apprend jamais avec quoi elles sont faites). Pourquoi on retrouve des ossements d’ours dans la grotte ? A quoi ressemble une Europe sous l’emprise de glaciers aussi gigantesques ?

Détail du panneau des lions (source : Venetian red)

Dans la grotte, les plans rapprochés sur les peintures sont très réussis. Mais pourquoi cette absence de commentaires sur le style ? A peine mentionne-t-on à un moment la recherche de mouvement qu’ont eu les artistes du paléolithique en multipliant les dessins de pattes ou de corne pour donner l’impression que les animaux bougent. Pourtant, un des membres de l’équipe scientifique de la grotte, Marc Azéma, développe ses recherches dans ce sens et a même conçu une exposition sur le rapprochement entre art pariétal et bande-dessinée ou dessin animé. Pourquoi n’apparait-il pas ? Pourquoi aucune comparaison n’est faite avec Lascaux, une grotte beaucoup plus connue du grand public ?

Tant de pistes lancées pour si peu de réponses… Les préhistoriens Carole Fritz et Gilles Tosello nous montrent des relevés des peintures mais on ne comprend pas vraiment à quoi ils servent ni la difficulté de les faire. A un moment, on évolue au sein d’une représentation 3D de la grotte mais beaucoup trop rapidement pour avoir une idée de la taille de ce réseau et de l’emplacement des peintures. Le témoignage d’un parfumeur, devenu maître dans la découverte de grottes « à l’odeur » n’est pas franchement indispensable. Tout comme le passage en Allemagne pour évoquer les statuettes de Vénus. De manière plus anecdotique, à un moment, on comprend que certains plans extérieurs ont été pris grâce à un petit appareil volant téléguidé… On assiste à son atterrissage via la caméra qui est fixée à bord, mais c’est tout. Pas plus d’informations sur le matériel utilisé par le réalisateur (ah, si, il explique que pour sa première visite, il disposait d’une caméra amateur…).

Des conditions de tournage difficiles (source : iTélé)

Pour finir (on va croire que j’ai vraiment la dent dure) : la bande son n’est pas non plus franchement séduisante. Elle est même carrément envahissante. Devant de si belles fresques, Werner, pas besoin d’en rajouter !

Pour finir, on l’aura remarqué, je suis vraiment déçue par film. Mais cette déception est à la hauteur de mon attente. Un tel sujet regorge de possibilité pour réaliser un film grand public émouvant. Werner Herzog l’a tenté, et on peut le remercier d’avoir porté ce sujet au cinéma. Cela va-t-il motiver d’autres cinéastes ou documentaristes à s’emparer de l’art pariétal ?

>> Pour aller plus loin :
La visite virtuelle par le Ministère de la culture
Un article de Sylvestre Huet
La page fan Facebook

[Cave Art Rocks] J’ai testé la vie au paléolithique

>> Cet article a également été publié sur SSAFT.

Bon, autant vous le dire tout de suite, ce n’est pas vrai. Je n’ai pas essayé de retrouver les sensations de mes ancêtres en mangeant de la viande crue ou en poussant un cri primal. En revanche, lui l’a fait (à quelques détails près) et il n’a pas l’air de trop mal se porter, lit-on sur Rue89

Ce français nommé Erwan Le Corre est même l’un « des hommes les plus physiquement au top de toute la planète » selon l’édition américaine du magazine Men’s Health. Et oui, vivre comme les hommes du paléolithique semble être bien utile pour emballer les petites pépées ! Petit passage en revue des tendances « so paleolithic », qui font de plus en plus d’adeptes.

Mangez comme vos ancêtres

Dans le pays du Big Mac, la sobriété n’est pas franchement de mise. Pourtant, les adeptes du régime paléolithique sont de plus en plus nombreux aux Etats-Unis (surtout dans les grandes villes, le Texas profond n’étant pas réputé pour son ouverture à la nouveauté…). Selon eux, les hommes préhistoriques étaient affranchis des « maladies de civilisation » grâce à leur régime alimentaire sain et leur mode de vie actif. Et puisque nous sommes leurs égaux, du moins du point de vue génétique, selon eux, pourquoi ne pas revenir aux bonnes habitudes ?

Mais pour un paléo-newbie, le changement est radical (et souvent coûteux). Terminés le pain, les produits laitiers et les barres chocolatées ! Place à la viande (bio et cuite bien sûr, le feu ayant été domestiqué il y a environ 400 000 ans, bien que certains ultras l’aiment crue, pour la plus grande joie d’Escherichia coli je suppose). Mais pas que. Les noix, les fruits et les légumes font également partie du régime. En bref, les aliments privilégiés sont ceux que l’homme dégustait lorsqu’il était chasseur-cueilleur, juste avant l’avènement de l’agriculture (au Néolithique, à partir de – 9000 ans environ).

Entre les régimes Atkins et Dukan, celui de Cro-Magnon est détaillé sur des sites spécialisés en nutrition ou en santé, comme par exemple Passeportssanté.net. On se demande quand même où ils vont chercher une telle précision (bah oui, l’écriture n’existait pas, et encore moins les recettes de cuisine)… En résumé, selon ces sites spécialisés : viandes maigres, volailles, poissons, fruits de mer, œufs, fruits & légumes (pauvres en amidon), noix et graines? Bieeeen ! Céréales, légumineuses, produits laitiers, produits transformés, viandes grasses, boissons gazeuses, pomme de terre, sel, sucre? Pas bieeeen ! Huiles, avocats, thé, café, alcool, fruits séchés ? Bieennn, avec modération!

C’est bien beau tout ça mais comment ça se cuisine? Le site Passeportsanté propose une journée type avec ce régime, tout de même adaptée à notre découpage quotidien en trois repas (ce qui n’était pas franchement le cas il y a 30 000 ans, quand les chasseurs devaient attendre d’avoir traqué, tué, dépecé, préparé et cuit leur viande avant de la manger…).

  • Petit déjeuner : un demi-melon, du saumon aux fines herbes (toujours un plaisir au réveil…) et des amandes.
  • Déjeuner : salade d’épinards avec des légumes, vinaigrette à base d’huile d’olive et de jus de citron, dinde avec sauce aux agrumes, noix du Brésil (pour les locavores, on repassera) et framboises.
  • Diner : viande de cheval (pas terrible pour le porte-monnaie), légumes variés cuisinés au wok, salade de fruits et graines de sésame.

Les avantages de se sustenter comme l’arrière-arrière-arrière-…-grand-père: une perte de poids rapide, moins de fatigue, plus d’énergie, moins de problèmes de digestion et d’allergie (vade retro lait et gluten) et prévention de maladies typiquement liées à la sédentarisation (maladies cardiovasculaire, hypertension, obésité…). Les adeptes interrogés par le Washington Post ou par le New York Times avouent ne plus pouvoir s’en passer. Mais il y a un inconvénient majeur : la monotonie du régime, d’où une lassitude à long terme et, plus dangereux, des carences possibles (surtout en vitamine D). D’ailleurs, sans parler forcément de carences, les paléo-mangeurs se laissent parfois aller à quelques écarts, souvent chocolatés, afin de mieux pouvoir supporter psychologiquement un tel régime.

A l’origine de cette vogue (entre autres), le radiologiste et anthropologue médical S. Boyd Eaton qui publiait en 1985 un article intitulé « Paleolithic Nutrition » dans le très sérieux New England Journal of Medicine. En 2001, Loren Cordain, professeur au Département des sciences de la santé et de l’exercice à l’Université de l’Etat du Colorado vulgarise ces thèses dans un livre grand public « The Paleo Diet » et le blog qui l’accompagne.

Voici une interview en français, des publications scientifiques pour les plus courageux (ici, ici et ) et une vidéo (en anglais) :

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Depuis, de nombreux livres, principalement en anglais, ont suivi. En France, notons que feu le Dr Jean Seignalet a publié un livre en 1996 sur ce régime, « L’alimentation ou la troisième médecine » où il évoquait les relations entre le régime alimentaire et la santé. Plus récemment, ce fut également le cas du journaliste Thierry Souccar avec « Le régime préhistorique » ou du Docteur Dominique Reuff avec « Le régime paléolithique ».

Comme tout régime, celui-ci a tout de même ses détracteurs, ou du moins des personnes qui souhaitent nuancer le message trop positif. Ainsi, Katharine Milton, chercheuse au département de biologie des insectes à l’Université de Californie (Berkeley), indiquait en 2000, dans un éditorial dans le American Journal of Clinical Nutrition, que cette diète est assez fantaisiste, étant donnés les régimes alimentaires variés des hommes préhistoriques (certains étaient plus herbivores que carnivores et le régime dépendait fortement de leur environnement). La nutritionniste de Passeportsanté, Hélène Baribeau, s’inquiétant du caractère monotone de ce régime alimentaire, précise d’ailleurs que le régime méditerranéen permet d’obtenir des résultats semblables avec bien moins de privations.

D’autres arguent que nous – et nos estomacs – ont en partie évolué, par exemple pour pouvoir digérer le lait. Pourquoi alors s’en priver? Michel Raymond, chercheur en biologie évolutive et auteur de l’ouvrage « Cro-Magnon toi même » est également assez sceptique.

http://www.dailymotion.com/videox7i7fk

Selon lui, mieux vaudrait déjà remonter au régime d’avant-guerre (ou plutôt d’avant la société de consommation) pour obtenir des résultats satisfaisants. En effet, le régime paléolithique soulève des problèmes liés au mode de production de l’alimentation. Etant donné la démographie mondiale, il n’est plus envisageable de s’affranchir de l’agriculture ou de l’élevage pour nourrir tous les terriens. Ajoutons à cela que la production de viande, aliment central dans ce régime, pose déjà de nombreux problèmes écologiques…

Faites un peu d’exercice

Faute de régime totalement adapté, autant pratiquer une activité physique, ça ne fait pas de mal. Après tout, la chasse au bison se fait rare de ce côté-ci du périphérique… Erwan Le Corre, l’apollon cité en début d’article l’a bien compris, lui qui a lancé le mouvement Movnat, une sorte de « Paléo fitness », et qui distille des vidéos d’entraînement en milieu naturel sur internet. Et voici la bande-annonce toute en muscle:

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Des chaînes comme Cross-Fit aux Etats-Unis proposent également des exercices sensés être préhistoriques comme le lancer de pierre, le combat primitif ou le monter à la corde… Pour compléter le tout, n’hésitez pas à essayer le tir au propulseur (testé et approuvé). Y’a même une association si votre gosse cherche un sport pour la rentrée ^_^

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S’agripper à des roches, grimper aux lianes et pousser les troncs d’arbres dans une rivière, c’est bien beau, mais si vous voulez vraiment aller au bout des choses, il va falloir poser les baskets…

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La course pieds-nus n’est pas une lubie de paléo-fondamentalistes, pour preuve le marathonien Abebe Bikila la pratiquait avec succès. Selon de nombreux athlètes, cette pratique permettrait de corriger des défauts de postures entraînés par nos baskets toujours plus sophistiquées et de supprimer mal de dos et douleurs musculaires. Pour les frileux, il existe aussi des chaussures minimalistes comme les Vibram Fivefingers Bikila LS.

Mais il semble bien que malgré nos efforts, nous n’arriverons jamais à rivaliser avec nos ancêtres, notamment à cause des centaines d’années de confort derrière nous. C’est la thèse de Peter McAllister auteur du livre «Manthropology», qui affirme que nous ne serions que des mauviettes face à nos ancêtres. Il va même jusqu’à comparer des athlètes actuels aux hommes et femmes préhistoriques «lambda». Le magazine Sport & Vie n° 121 revient longuement sur cette thèse.

Passons sur la manière discutable de ces comparaisons. Peter MacAllister affirme qu’Alexey Voyevoda, champion du bras de fer, ferait pâle figure face à UNE Néandertal (qui avait plus de muscles et des bras plus courts lui offrant un meilleur bras de levier). Idem pour Usain Bolt, qui serait écrasé au sprint par un aborigène australien vivant il y a 20 000 ans et dont on a retrouvé des traces fossilisées. Courant à 37 km/h sur un sol meuble et glissant, il arriverait sans peine à 45 km/h sur une piste… Mmmh, j’en doute un peu… J’y reviendrai sans doute dans un futur billet

Lavez-vous… sans savon

Et pour finir, après un repas frugal et quelques heures d’exercice, il serait temps de passer sous la douche… mais sans savon. C’est l’expérience qu’ont tenté des adeptes du retour aux sources. Après une période de tests de quelques mois, ils ne dégageraient aucune odeur et leur peau aurait retrouvé la douceur de celle d’un bébé (non, je ne fais pas de pub)… Une histoire de pH et de régulation de la peau…

C’est un des préceptes avancés par Richard Nikoley dans son blog « Free the animal » où on peut lire un condensé du mode de vie préhistorique. Alors faites comme lui, libérez l’animal qui est en vous ! Quant à moi, je vais me reprendre un peu de glace.

A la préhistoire du style

<< Découvert sur le site de Télérama >> Chevaux, bisons, aurochs… Des grottes de Fôz Coa à celles de Lascaux, les silhouettes tracées par les hommes préhistoriques révèlent l’invention d’un style artistique il y a 25 000 ans. Démonstration avec Emmanuel Guy, préhistorien et historien de l’art.

Rupestres !

Plongeon en images dans le monde des artistes préhistoriques, avec six auteurs de bande dessinée bien actuels.

En préhistoire, l’art pariétal désigne l’ensemble des œuvres (peintures, gravures, sculptures) réalisées par l’homme sur des parois de grottes ou d’abris-sous-roche. Cet art s’oppose à l’art mobilier, exécuté sur de petits objets (statuettes, gravures sur objets de la vie courante comme des propulseurs, des éléments de parure…). Certains chercheurs opposent l’art pariétal à l’art rupestre (1), ce-dernier étant exécuté sur des parois ou des rochers exposés à la lumière du jour.

L’art pariétal paléolithique, le plus connu, a une existence limitée dans le temps et l’espace. Il est apparu 35 000 ans environ avant le présent (2) et s’est étendu en grande majorité dans une zone située entre l’Aquitaine et les Asturies (Espagne) en passant par les Pyrénées, avant de disparaître il y a 10 000 ans BP (2) environ. Les similitudes sont frappantes entre les sites, preuve d’une culture commune ou, du moins, d’échanges entre les tribus de chasseurs-cueilleurs.

Radicalement différentes des œuvres exposées dans nos musées, peintes sur des toiles relativement modestes ou sculptées dans un atelier, les œuvres pariétales préhistoriques sont par essence inextricablement liées à leur support, quelles soient petites et discrètes (fines gravures ou ponctuations peintes) ou bien monumentales (grands panneaux ornés).

Cet art a longtemps été ignoré des historiens de l’art et des préhistoriens. Aujourd’hui, ceux-ci en font mention comme l’ancêtre de toutes les formes d’art, sans pour autant réussir à s’accorder sur son interprétation. Les hommes préhistoriques ont-ils peint les parois de grottes parce qu’ils trouvaient ça « beau », pour s’attirer la sympathie des esprits des bêtes qu’ils chassaient ou encore lors de rites chamaniques ? Nous n’avons pas (et nous n’aurons probablement jamais) la réponse. Mais cette question en suspend est peut-être la chance de faire rêver le public et de l’inciter à contempler ces œuvres.

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C’est en tout cas cette fascination qui a poussé six auteurs de bande dessinée et non des moindres (Étienne Davodeau, Emmanuel Guibert, Marc-Antoine Mathieu, David Prudhomme, Pascal Rabaté et Troubs surnommés respectivement Le Bison, L’Abbé, Le Chafouin, La Belette, Croma et L’Auroch) à s’enfoncer dans les profondeurs de plusieurs grottes ornées pour nous livrer un album étonnant : Rupestres !

réseau clastres

L’équipe, surnommée le réseau Clastres, du nom d’une galerie de la grotte de Niaux

En deux ans, ils découvriront ainsi les plus belles cavités du sud-ouest de la France : les Combarelles, Font-de-Gaume, Bara-Bahau, Lascaux II, Cougnac, Niaux, Commarque, Rouffignac, Pech-Merle et Bernifal. J’avoue ma jalousie en écrivant ces lignes ! En passant, mentionnons qu’ils ont rencontré les membres de l’association Lithos Périgord, dont Pascal Raux, qui m’ont fait découvrir les magnifiques chevaux ponctués de Pech-Merle (entre autres) avec la passion qui les caractérise.

De ces nombreuses visites, les auteurs nous livrent leurs impressions brutes, sombres, muettes mais aussi drôles, bavardes et colorées (voir quelques exemples de planches). Les traits s’entremêlent à l’image de ceux de leurs homologues du paléolithique. A tout moment, on perçoit la crainte et le respect que les auteurs ont ressenti en s’aventurant dans ces espaces figés dans le temps. A tel point qu’ils en ont même l’impression de croiser un homme préhistorique égaré au détour d’un rocher.

Il en ressort un album fort, unique qui a le mérite de ne pas tenter d’interpréter les œuvres préhistoriques mais qui se place modestement en observateur voire même en complice.

Références : Rupestres ! collectif, Futuropolis, 210 p., 25 €

Notes :

  1. Les auteurs anglais nomment l’art pariétal cave art et l’art rupestre rock art.
  2. L’expression « avant le présent » ou before present (BP) est utilisée en préhistoire pour désigner les âges, en années comptées à partir de l’année 1950, date de référence fixée arbitrairement correspondant aux premiers essais de datation au carbone 14.

Pour aller plus loin : l’émission La Grande Table, sur France Culture dédiée à cette aventure

Prix littéraire grâce à deux squelettes !

Je l’indiquais dans mon précédent billet : j’ai récemment participé à un concours littéraire lancé par le muséum et la bibliothèque de Toulouse. En voici les résultats :

Premier prix : Les dames de Théviec de Sylvie Castéra Saglier
Deuxième prix : Les fugueuses de Marion Sabourdy
Prix spécial : Les sœurs oubliées de Pierre F. Jaouen
Prix des internautes : Au pied du tertre des ancêtres de Ludovic Ferry (39,5% des 344 votes)

>> Téléchargez le recueil des nouvelles lauréates

Les deux squelettes dont il fallait conter l’histoire (Jeki et Alio dans ma nouvelle)

Un peu plus d’une semaine après l’annonce des résultats, je suis encore sur mon petit nuage ! J’étais assez loin d’imaginer atteindre ce résultat, surtout quand j’ai su que 53 personnes ont participé à ce concours.

Comme je l’ai indiqué en commentaire du billet annonçant les résultats, je souhaite remercier les membres du jury (1) dont la décision m’encourage fortement à poursuivre dans ce domaine (on se croirait à Cannes ^^). Ce concours est mon premier, et ne sera sûrement pas le dernier !

Bravo à l’ensemble des participants (les textes accessibles sont tous plus étonnants et intéressants les uns que les autres) et mention spéciale à l’équipe du Muséum qui a bossé dur pour organiser ce concours et nous tenir en haleine via les réseaux sociaux.

J’ai adoré l’ambiance de ce concours, mélange de respect entre auteurs et de compétition sympathique (sans parler du thème, qui me tient vraiment à cœur, comme beaucoup d’entre vous). Non contente de m’être exercée à l’écriture, j’ai également rencontré des auteurs charmants et passionnés comme Mathilde et Frédéric, via le profil Facebook « Paroles de squelettes ».

Malheureusement, le plaisir est entaché par le fait que je ne pourrai pas être présente à Toulouse pour la remise des prix… Je tiens à m’excuser auprès du jury, des membres du Muséum et de toutes les personnes présentes le 25. En espérant pouvoir discuter avec vous et vous lire dans le futur…

Et le programme pour ceux qui souhaitent assister à la remise des prix, le 25 juin de 10h30 à 12h au Muséum de Toulouse, au restaurant le Moai (attention, il faut réserver) :

10h30 : Accueil autour d’un café et distribution des entrées au Muséum
11h00 : Discours du Directeur du Muséum et présentation du jury, remise des prix, lecture de la nouvelle qui a reçue le premier prix et rencontre avec les membres du jury.

Notes

(1) Le jury était constitué des auteurs Mouloud Akkouche et Frédérique Martin, des éditions Privat, du libraire Bibliosurf, d’un représentant du Centre Régional du Livre, de la préhistorienne Cristina San Juan-Foucher (commissaire scientifique de l’exposition préhistoires), d’un membre des Éditions du Muséum de Toulouse, d’un membre des médiathèques du Muséum et d’un membre de la médiathèque José Cabanis (Intermezzo)

>> Illustrations : Muséum de Toulouse (voir le profil Flickr)

Votez pour votre pré-histoire préférée

Un petit billet en passant pour vous parler d’un concours qui me tient à cœur.  Le Muséum et la Bibliothèque de Toulouse organisent en ce moment-même un concours littéraire autour de l’exposition « Préhistoire[s], l’enquête ».

Concours littéraire

Le but : écrire une nouvelle (pas plus de 15 000 signes pour la catégorie adulte) relatant, sous forme de fiction, la vie de deux femmes inhumées il y a 7 500 ans dans une sépulture de Téviec (Bretagne) et dont les squelettes sont présentés au Muséum (voir le règlement du concours). Quand on sait que ces deux jeunes femmes sont mortes de manière violente (leurs crânes présentent des traces de coups), il n’en faut pas plus pour exciter les imaginations.

Je n’ai malheureusement pas (encore) eu l’occasion de visiter cette exposition, mais le thème du concours était vraiment trop alléchant pour que je le laisse de côté. J’ai donc envoyé ma nouvelle il y a deux semaines et j’attends les délibérations avec un peu de stress. C’est mon tout premier concours !

Ce matin, une première sélection du jury a été mise en ligne. Il s’agit des 10 nouvelles en concurrence pour le prix des internautes. Et la mienne n’y figure pas. De deux choses l’une : soit elle n’a pas été appréciée, soit je fais partie du trio de tête désigné par le jury mais encore gardé secret. Un coup à attraper un ulcère ;-)

J’écris donc ce billet de blog pour vous inciter à lire ces 10 nouvelles et à voter pour votre préférée. Mathilde, une des sélectionnés avec « Les honorées de Komohi » (mais aussi bloggueuse et membre de Knowtex) le résume bien : « derrière chaque nouvelle, il y a un auteur qui a sué sang et eau de nombreuses heures avant de présenter son bébé pour qu’il soit ensuite soumis à la dure loi du vote, sans aucune prise dessus ! ».

Au-delà de l’intérêt personnel d’écrire une nouvelle sur un sujet plaisant, je découvre des personnes et une ambiance intéressantes, mélange de respect entre auteurs et de compétition sympathique. C’est également l’occasion d’apprécier le travail de médiation de l’équipe du Muséum de Toulouse, qui anime le profil Facebook « Paroles de squelettes » avec à l’honneur nos deux jeunes héroïnes. (Bravo Maud).

Alors patience jusqu’au 7 juin, jour de l’annonce des différents prix !

Prodigieuses créatures et frêles jeunes femmes

En 1810, Elizabeth, Margaret et Louise Philpot, toutes les trois « vieilles filles » désargentées, sont contraintes de quitter Londres et la demeure familiale après le mariage de leur frère. Elles s’installent à Lyme Regis, une petite ville de la côte anglaise du Dorset. Passionnée par les poissons fossiles, Miss Elizabeth y fait la connaissance de la jeune Mary Anning, une chasseuse de fossiles particulièrement douée. Après la découverte d’un spécimen inconnu, leur passion commune va prendre une nouvelle dimension… (1)

La couverture de la version anglaise du livre

Mêler fossiles, paléontologie et condition féminine au début du XIXe siècle : c’est le pari – risqué mais réussi – de Tracy Chevalier dans son dernier roman « Prodigieuses créatures ». L’auteur de « La Jeune Fille à la perle » nous offre ici un récit brillamment mené, que j’ai dévoré en moins d’une semaine.

J’ai d’autant plus apprécié ce roman qu’il s’inspire de faits réels : la vie de Mary Anning, collectionneuse de fossiles et paléontologue anglaise et celle d’Elizabeth Philpot, son amie et « mentor », dont j’ignorais l’existence. L’auteur suit leurs longues « chasses » sur les plages froides et ventées de Lyme Regis, les gants des femmes déchirés et leurs mains abîmées par les rochers et souillées par la glaise.

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Après avoir trouvé nombre de « curios », comme elle les appelle (vertèbres, griffes du diable, serpents de Ste Hilda, bézoards, éclairs, lys de mer qui s’avèreront être d’innocents fossiles tels les ammonites ou bélemnites), Mary découvrira un fossile singulier, qu’elle prendra d’abord pour un énorme crocodile. On apprend que la jeune femme indomptable découvrira successivement plusieurs ichtyosaures (ses « crocos »), des plésiosaures (surnommés « tortues »), le premier ptérodactyle complet de Grande-Bretagne et Squaloraia, un animal de transition entre les requins et les raies.

Elle sera citée dans plusieurs publications, dont une du paléontologue français Georges Cuvier et une autre de l’anglais William Buckland (qu’on retrouve dans le récit). Certains des « monstres » de la jeune fille sont toujours exposés au Muséum national d’histoire naturelle à Londres et à la Galerie paléontologique du Muséum national d’histoire naturelle à Paris.

L’auteur dévoile ici avec brio des qualités indéniables de recherche historiques (et donne envie à la journaliste que je suis de me reconvertir ^^). Elle complète d’ailleurs son livre en publiant quelques résumés de recherches sur son site internet.

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J’ai particulièrement été sensible aux descriptions de l’émoi provoqué par ces découvertes de fossiles sur les habitants de Lyme Regis, fervent croyants ou simples superstitieux.

La condition féminine est également un élément central du récit. J’ai été assez estomaquée de voir la soumission des femmes, à leur mari ou leur rang. Mary, malgré ses connaissances empiriques des fossiles et de leur dégagement, sera longtemps considérée comme une simple « guide touristique » par les géologues de Londres. Elizabeth, femme du monde et érudite, n’aura même pas le droit de pénétrer dans un salon de la Geological Society. Ni elle ni Mary ne se marieront, sans doute à cause de leur esprit libre et curieux, très éloigné de ce qu’on attendait des femmes à l’époque.

« Prodigieuses créatures » est l’histoire d’une belle amitié entre deux femmes d’âge et de conditions différentes qui unies par une passion commune, braveront ainsi les préjugés et les interdits de leur époque. Avec beaucoup de finesse dans l’écriture, avec une grande tendresse pour ses personnages […] Tracy Chevalier nous offre encore ici un très beau roman (1).

Références : Prodigieuses Créatures, Tracy Chevalier, paru en mai 2010 aux éditions Quai Voltaire, 384 pages, 23 €

  1. Par manque de temps, j’ai effectué quelques recherches parmi les critiques de livre qui ont déjà été publiées. J’ai découvert un article du blog « Carnet de lectures » qui résume mes impressions après la lecture du roman. J’en reproduis ici deux paragraphes (avec de légères modifications).

Considérations sur la prétendue disparition des macrosauriens

Chute d’une météorite géante ou activité volcanique frénétique : telles sont les causes invoquées pour expliquer la disparition des dinosaures. Non, non, trois fois non, les scientifiques n’y sont pas du tout ! Plongez-vous plutôt dans le livre « Les derniers dinosaures » (1) pour enfin découvrir la vérité ! Et bien oui, jusqu’ici, tous les paléontologues et géologues se sont lourdement trompés. C’est Basile Hannibal Lecoq (BHL pour les intimes ^^), de l’Association Francophile de Paléontologie qui nous l’apprend avec aplomb, s’entourant de multiples citations littéraires (« Words, words, words » de Shakespeare), bibliques (« Vox clamantis in deserto », St. Mat. III. 3) ou scientifiques compliquées (animaux poïkilothermes).

Il est absolument sûr de lui : il a trouvé la réponse à ce mystère dans un manuscrit de la lointaine bibliothèque de Bichkek intitulé « Memorandum sur les macrosauriens et leur mode de vie » par l’obscur Marichk Donatienkov. Ce-dernier l’a écrit après avoir étudié « quelque 360 crânes, 2000 vertèbres cervicales et 423 207 écailles ou squames de macrosauriens de toutes tailles : megalus saurianus imperator, mediosaurianus vulgaris, nanosaurianus invisibilis » (notons en passant que le « prestigieux » savant en a oublié les majuscules sur les noms de genre – sans doute l’émotion de la découverte).

Généreux, BHL partage sa trouvaille avec le lecteur. Les quelques os découverts par Donatienkov lui ont permis de dresser un panorama de la vie de nos « ancêtres » sauriens. Loin des clichés belliqueux à la Jurassic Park, ils étaient des « créatures plus soucieuses d’« éros » et d’« agapê » que préoccupées d’en imposer à leurs congénères ». Ces gros lézards avaient des mœurs tout à fait plaisantes : « périodes dédiées à l’étude, à l’amour ou au jeu (…) courses d’orientation ou exercices d’équilibre (…) jeux de main et de hasard (…) cueillette des pommes de séquoias géants »… On apprend même, non sans étonnement, que les macrosauriens étaient… tous végétariens, mélomanes et tendres avec leurs enfants et leurs « créatures âgées ». Une vision plutôt poétique ! Donatienkov se risque même à des considérations aussi farfelues qu’inébranlables sur la durée des jours à cette période : « des journées de plus de mille heures pouvaient être suivies de jours de quelques secondes ». Jusqu’au jour où un petit saurien trop curieux et gourmand précipite ses congénères dans la Chute…

Vous l’aurez compris, ce « pastiche de livre scientifique du XIXème siècle » est un vrai bonheur à lire ou simplement à parcourir. A chaque page, on admire l’élégance du style de l’auteur, Didier de Calan, qui sait mélanger brillamment les sciences avec l’humour et la rêverie. Mais ce texte serait incomplet sans les illustrations touchantes de Donatien Mary (2), des gravures sur bois d’un style rond et enfantin, simplement colorées de noir, de jaune, ou d’un bleu-vert du plus bel effet. Ses dinosaures arborent des yeux globuleux mais des traits joliment épurés et anthropomorphiques.

A première vue, on pourrait croire que cet ouvrage s’adresse seulement aux enfants. En effet, il effleure des notions de sciences en les parant d’éléments poétiques, comme aurait pu le faire un Jules Verne égaré dans un cabinet de curiosités. Mais je préfère le conseiller d’abord aux parents, qui pourront ajuster le message sur deux points (3). D’abord, ces pauvres Basile Hannibal et Marichk Donatienkov sont plus des illuminés que des scientifiques du XIXème. Par leur manque de jugeote et leur ego surdimensionné, ils empruntent plutôt aux cranks. Selon l’archéologue Jean-Loïc Le Quellec, les cranks sont « des chercheurs isolés persuadés d’avoir fait une découverte susceptible de remettre en cause des connaissances acquises dans un domaine, qui se démènent comme des diables pour la faire reconnaître mais dont les prétentions ne rencontrent qu’un silence poli, et qui en concluent aussitôt qu’ils sont victimes d’une cabale institutionnelle visant à étouffer des recherches allant trop loin dans la remise en cause des « dogmes officiels » » (4). Bref, pas vraiment le chercheur lambda.

Ensuite, et c’est un avis strictement personnel, les références à la Bible sont un peu trop présentes à mon goût. OK quand il s’agit de parler au nom d’un scientifique du XIXème, mais pas quand elles empiètent sur l’intrigue. Messieurs les auteurs, ces sympathiques macrosauriens si justement décrits et dessinés valent bien mieux !

(Merci à @Enroweb pour m’avoir fait découvrir ce livre savoureux)

>> Notes :

  1. Les derniers dinosaures, éditions 2024. 64 pages en trichromie, format 25 x 34,5 cm, 24,50 euros
  2. Donatien Mary a été sélectionné au concours « Jeunes Talents » du festival d’Angoulême et participe à la nouvelle formule de la revue Lapin (L’Association)
  3. Tout en gardant en tête qu’il s’agit de rêver, et pas de réciter sa dernière leçon de géologie bien sûr
  4. Citation extraite du magazine « Science… et pseudo-sciences » n°294 (janvier-mars 2011) de l’AFIS