Jouer pour discuter la science

Lundi 14 février avait lieu à l’Espace des sciences Pierre-Gilles de Gennes à Paris (1) une « journée d’échanges et de formation sur les jeux de discussion dans l’animation scientifique et la gouvernance de la science ». Gayané et moi-même y avons participé.

Quand on parle de jeux scientifiques, on pense souvent à la boîte du « parfait petit chimiste », ou aux squelettes de mammouth à reconstituer (2). On cite parfois – mais plus rarement – les jeux de plateau, sur lesquels le médiateur Thomas Schumpp à écrit un billet. Or, lundi dernier, Matteo Merzagora, du groupe Traces et la consultante Paola Rodari nous en ont fait découvrir un troisième type : les jeux de discussion sur des thématiques scientifiques.

Selon le « Manifeste des jeux de discussion » distribué ce jour-là, « Un jeu de discussion n’est pas un autre moyen de communiquer la science et la technologie (…). C’est (…) une manifestation de démocratie, un événement dans lequel les scientifiques, les porteurs d’enjeux, les politiques et le public peuvent discuter les différents aspects de la science, la technologie et la gouvernance. Les expériences personnelles et les sentiments sont aussi importants que les connaissances scientifiques ».

Matteo et Paola se sont appuyés sur l’initiative européenne Decide pour faire jouer et partager, durant une journée (3) la trentaine de participants (médiateurs, chercheurs, ingénieurs, journalistes, responsables d’associations…).

Des jeux scientifiques en licence CC

Le site PlayDecide est une base de données de jeux de discussions pour aider au débat sur des controverses scientifiques. En cinq ans, le projet est passé de cinq thèmes en trois langues à une vingtaine de jeux différents en vingt langues.

Les kits de jeux consistent en un plateau et plusieurs cartes téléchargeables gratuitement et modifiables à volonté (4). Notre petit groupe a par exemple joué sur le thème « VIH/SIDA et responsabilité juridique » et d’autres ont abordé les neurosciences, les nanotechnologies, les cellules souches et « les jeunes & les médias ».

Une partie se joue avec 5 à 8 personnes et dure en moyenne 1h30 à 2h. Les participants prennent connaissance de cartes « Récits », « Infos », « Thème » et « Défi » qui leur apportent différentes informations sur le sujet ou leur permettent de relancer la discussion. Chaque joueur doit choisir des cartes et expliquer ses choix (« cette carte m’a choqué car… » ou bien « je suis d’accord avec celle-ci parce que … »). Au terme des discussions, le groupe doit prendre position sur le sujet, en votant le long d’une échelle graduée de « en faveur de » à « non acceptable ».

Si on ne peut pas dire qu’il s’agit d’un « vrai » jeu de plateau (pas de rôle à jouer ni de pion, pas de point ou d’argent gagné), le « but du jeu » est quand même atteint : nous avons échangé, débattu, pris position au sein de notre petit groupe, qui ne contenait pourtant aucun spécialiste du VIH.

Quelques joueurs ont néanmoins soulevé des limites : les sources ne sont parfois pas assez précises, la quantité d’information est dure à gérer, l’utilisation des différentes cartes « casse le rythme » du jeu. Une carte en particulier a gêné certaines personnes : le « carton jaune » qu’on peut attribuer à une personne qui parle trop. Paola Rodari nous explique que les européens réagissent différemment à cette carte : « les italiens en ont besoin et en abusent tandis que les scandinaves n’y ont jamais recourt, mais utilisent souvent la carte « Défi » pour relancer un débat un peu mou ».

Des jeux pour échanger et s’ouvrir aux autres

Les jeux de discussion peuvent être proposés à tous les publics, depuis l’école primaire jusqu’aux conférences de citoyens ou assemblées générales d’associations. Par exemple, le jeu Decide sur le VIH a été proposé dans une prison autrichienne tandis qu’un groupe de Bristol (Grande-Bretagne) a conçu un jeu de rôle sur la fécondation in vitro (FIV).

Les jeux nécessitent en revanche la présence d’un médiateur qui en explique le but au préalable. « Dans les musées, les bibliothèques ou les associations, les gens ne comprennent pas bien de ce dont il s’agit, explique Paola Rodari du SISSA MediaLab, s’ils pensent que c’est un jeu classique, ils viennent avec leurs très jeunes enfants et on ne sait pas quoi en faire. S’ils croient que c’est trop sérieux, ils ne viennent pas ».

Mais bien utilisé, le jeu peut intervenir dans un contexte où les gens n’ont jamais eu l’occasion de s’exprimer. Une fois le jeu commencé, le médiateur laisse les joueurs entre eux et le temps de parole se partage (a priori) spontanément de manière équitable. Une session peut éventuellement se poursuivre avec l’intervention d’un expert du sujet. Les participants seront d’autant plus concernés qu’ils auront donné leur avis juste avant.

Paola Rodari voit ces jeux comme un « moteur de participation sociale », à l’image des jeux Democs pour la politique et l’économie. Matteo Merzagora renchérit : « ce sont des plateformes simples et agréables pour améliorer la prise de conscience sur des sujets de sciences et de technologie. Ils donnent un cadre positif pour débattre et échanger des expériences et des points de vue ».

Paola Rodari  présente une fiche-joueur d’un jeu Decide

Et l’avantage supplémentaire de ces jeux est que les résultats de chaque partie peuvent être collectés et enregistrés sur le site internet PlayDecide. En somme, il s’agit d’une « continuité entre l’animation pure et la décision juridique ou politique » indique Matteo.

Du jeu de discussion… à la décision politique

Myriam Charroy, coordinatrice départementale de l’initiative « Questions de Sciences, Enjeux Citoyens » (QSEC) pour l’Essonne a évoqué l’expérience de participants qui ont suivi une réflexion sur la bioéthique et ont participé à la conception d’un jeu de l’oie sur le thème « Faut-il vouloir la vie à tout prix ? ». La règle du jeu est de se mettre dans la peau d’un personnage, depuis la naissance jusqu’à la mort. « Ce prototype n’avait pas pour but d’être une aide à la décision mais plutôt une aide au questionnement » poursuit la jeune femme.

Quant à l’initiative Decide, elle a « fait des bébés » en donnant lieu « à la création d’une douzaine de petites bourses de 2500 euros (micro-FUNDs), pour produire de l’innovation dans les jeux » ajoute Paola Rodari en donnant quelques exemples de jeux menés à bien, sur la tuberculose (Moldavie et Roumanie), les volcans (Naples, Italie), la vaccination (Estonie), les personnes âgées (Autriche) ou encore les maladies rares (Angleterre).

Matteo Merzagora, ancien journaliste et auteur, est enseignant, médiateur et muséographe au sein du groupe Traces

Concernant ce dernier thème, François Houyez est venu nous présenter l’expérience d’Eurordis, un groupe de 449 associations en Europe qui représente plus de 4000 maladies rares. Depuis 2007, « Eurordis s’interroge sur de nouvelles méthodes pour obtenir l’opinion de ses membres sur des projets de politique européenne de santé ». Le groupe a décidé d’utiliser les jeux de PlayDecide en créant le projet POLKA.

La volonté de cette association est de faire débattre ses membres via les jeux Decide, sur des sujets comme l’accès aux traitements, le droit des malades aux soins à l’étranger, la recherche sur les cellules souches, etc., pour ensuite influer sur les décisions politiques européennes. A l’heure actuelle, Eurordis a proposé 112 sessions de jeu pour lesquelles les résultats ont été enregistrés. Son objectif est d’en faire entre 500 et 700 ce qui représente 6000 à 7000 personnes (patients, familles, médecins…). Mais pour cela, l’association cherche des partenaires pour concevoir plus de jeux.

Créer un jeu de discussion : pas si simple

Et pour clore la journée en beauté, nous avons été invités à créer nous-mêmes un jeu de discussion, ou tout du moins de réfléchir à une telle conception. Sur les tables : trois dés pour déterminer un thème (SIDA, réchauffement climatique, homme augmenté…), un lieu et un public (médiathèque pour enfant, centre commercial…) et un objectif (informer, débattre, partager…). Notre petit groupe a tiré « partager » autour du « réchauffement climatique » dans un « centre commercial ». Pas simple ! Après quelques idées, rires et contre-arguments, chaque groupe a répondu à quelques questions : « comment le public est-il invité à réagir ? », « sous quelles formes sont présentées vos informations ? », « quelles personnes-ressources contacteriez-vous ? »… Une méthode simple, qui permet de décliner des jeux à l’infini.

Notes

  1. L’Espace des sciences Pierre-Gilles de Gennes est la « vitrine scientifique » de l’École supérieure de physique et de chimie industrielles (ESPCI ParisTech) et de la ville de Paris. Il se définit comme un laboratoire d’innovation pour la communication des sciences, un espace de médiation grand public, un lieu d’interface entre science, culture et société et un centre de ressource et d’échange pour les professionnels de la médiation.
  2. Voir par exemple le catalogue de la boutique Imaginascience.
  3. Cette journée était proposée gratuitement par le projet FUND (Facilitators’ Units Network for Debate), financé par la Commission européenne (Programme Science et société) et coordonné par ECSITE, le réseau européen des musées et centres de sciences. Ce projet encourage les collaborations et les réseaux au niveau local pour favoriser une participation citoyenne aux choix scientifiques.
  4. Les jeux Decide sont proposés en licence Creative Commons, ce qui permet aux médiateurs et citoyens de créer leurs propres kits de jeu.

>> Illustrations : Gayané et Marion, pour Knowtex (voir la galerie sur FlickR – licence CC)

Lyon s’ouvre à l’Europe sur des projets science et société

Pour structurer son action locale et régionale, le Service Science et Société de l’Université de Lyon parie sur son expérience européenne. En choisissant de s’impliquer dans un réseau d’acteurs européens via plusieurs projets, « nous découvrons des exemples que nous pouvons adapter à notre territoire » indique Béatrice Korc, la directrice du service. « Cette ouverture nous apporte beaucoup pour comprendre différentes cultures et expérimenter des dispositifs, renchérit son adjointe Isabelle Bonardi, le fait de travailler au niveau européen nous donne une vision différente du local »

Ainsi, au sein du dispositif CASC (voir description en bas de l’article), le service a installé et animé l’exposition Sismo tour sur les séismes et tsunamis (créée par le Palais de la Découverte) pendant une semaine à la galerie commerciale Auchan à Saint-Priest (banlieue de Lyon). Si les résultats de la fréquentation sont inférieurs à ce qu’on aurait pu imaginer (500 personnes environ sur quatre jours ont pris le temps de discuter avec les médiateurs), le directeur de la galerie commerciale a apprécié ce travail et l’équipe souhaiterait y réitérer l’expérience et l’étendre au centre commercial de La Part-Dieu au centre de Lyon.

Autre exemple, le projet Urbanbees pour lequel le service intervient sur la dimension culturelle. « Nous avons créé une exposition sur la question du lien, de la place de la nature et du sauvage en ville (voir le portrait de Pauline Lachappelle). Cette exposition circulera sur l’agglomération lyonnaise puis dans 60 structures régionales comme des établissements scolaires et des collectivités territoriales, pendant 4 ans ».

Le service profitera de ce projet pour lancer des démarches participatives, sa spécialité : observation de pollinisateurs sur les sites, de milieux d’accueil, réflexion-débat sur le rapport à la nature et aux insectes, construction de nichoirs qui intègreront des témoignages d’habitants. « Nous souhaitons également confier à un ethno-anthropologiste une étude sur l’évolution de la perception qu’ont les urbains des insectes et du retour en ville de cette nature sauvage ».

L’implication européenne n’allait pourtant pas de soi dans une équipe déjà très occupée par les projets locaux et ne maîtrisant pas parfaitement la langue de Shakespeare. « Si l’Europe apporte les budgets de base, l’équipe doit être à même de trouver les budgets complémentaires. Concernant la langue, nous avons compensé cette faiblesse en composant des tandems » précise Béatrice.

Et le résultat est là : des jeunes femmes motivées, curieuses, qui voyagent en Europe et rapportent dans leurs valises des exemples de médiation « science et société ». « Nous avons visité une exposition sur les grands sujets de société à la Casa de las Ciencias, à la Corogne dans la pointe Nord-Ouest de l’Espagne, se souvient Isabelle, nous y avons eu des échanges fructueux sur la façon de faire de la médiation. Les espagnols proposent beaucoup et laissent les visiteurs libres. En France, on prête encore trop d’importance au contenu et pas assez à la médiation… »

Quant à la logique de fonctionnement de ces projets, Isabelle explique : « soit on est débutant, comme pour nous en ce qui concerne les Boutiques de sciences, et les réunions nous permettent d’appréhender les dimensions multiples des thématiques en jeu, soit on a déjà développé une plus grande expertise, par exemple avec les Cafés de sciences et on assure un rôle de synthèse des expériences ».

En effet, le service a contribué à créer des outils et rassembler des données dans un guideline sur la manière dont les cafés travaillent, leur potentiel, leurs besoins. Pour ce faire, il s’est appuyé sur deux enquêtes : l’une proposée à l’ensemble des organisateurs de Cafés d’Europe et l’autre à des focus groups dans chaque pays (1), composés de différentes structures qui souhaitent se lancer ou ont déjà expérience et faire ressortir leurs connaissances. « L’année prochaine, nous aimerions commencer à développer des activités pour les jeunes publics centrées sur la mise en débat de sujets en lien avec la science et les technologies. Les cafés des sciences junior sont un outil possible, mais pas le seul et nous allons tenter différentes expériences de médiation » prévoit Béatrice Korc.

La directrice est soucieuse que les activités de son service participent autant que possible à une évolution des pratiques et des mentalités : « la France est en retard sur les questions de débat démocratique. Il faut commencer avec les enfants, comme cela se pratique dans les pays du Nord de l’Europe, pour créer une culture démocratique réellement participative, avec des citoyens capables de débattre sans se « taper dessus », comme c’est trop souvent le cas ici ».

Le projet PERARES (engagement de la société civile dans la recherche) « nous permet de bénéficier de l’expérience des universités qui mettent déjà en oeuvre des dispositifs appelés « Boutiques des sciences » créés pour faciliter l’accès de la société civile à la recherche. Forts de ces échanges, nous allons développer un modèle spécifique, adapté aux enjeux de notre structure et du territoire dans lequel elle s’inscrit. Nous souhaiterions travailler avec les acteurs de l’économie sociale et solidaire par exemple, qui n’ont pas facilement accès à la recherche par insuffisance de financements, souligne Béatrice Korc. Nous devrons faire émerger le besoin de recherche, le traduire et identifier les laboratoires susceptibles d’y répondre ».

Les projets

CASC : Cities And Science Communication

Domaine : villes de science

Financement : volet « science dans la société » de la partie « capacités » du Programme-cadre de recherche et développement technologique (PCRD7) (2)

Sites internet : officiel et action du service

Participants : 17 villes dont le leader Birmingham

Contexte : les villes de science sont des dispositifs créés en Angleterre pendant les années 1980 pour recentrer la ville autour de nouveaux centres économiques comme la recherche et l’innovation. Dans ce cadre, les universités entretiennent des liens forts avec la politique de développement de la ville et les industries. Ce sont des incubateurs, des pôles de compétitivité autant que des structures de lien avec la société civile.

Publics visés : les « hard to reach groups » ou les publics éloignés dont chaque pays n’a pas la même définition. Par exemple, les anglais travaillent avec les personnes âgées et les roumains avec les groupes linguistiques comme les hongrois.

Fin du projet : événement du 26 au 28 janvier 2011 à Birmingham avec un bilan et des recommandations politiques, notamment sur la place de la médiation dans le développement des villes.

PLACES : Platform of Local Authorities and Communicators Engaged in Science

Domaine : villes de science

Financement : volet « science dans la société » du programme « capacités » du PCRD7

Participants : 70 villes européennes coordonnées par le réseau européen ECSITE

Objectifs : développer et renforcer les partenariats entre les différentes villes du réseau et leurs centres de sciences, muséums, festivals et événements. Structurer les activités de communication autour de la science, partager les outils, les ressources et les résultats.

Outils : études, rapports, plateforme ouverte sur internet, rencontres régulières, groupes de travail thématiques, relations entre les villes, initiatives inédites concernant les controverses scientifiques.

SciCafe : The Science Cafe Network

Domaine : cafés scientifiques

Financement : volet « science dans la société » du programme « capacités » du PCRD7

Sites internet : officiel et activités du service

Contexte : Depuis janvier 2010, les partenaires ont contribué à la mise en place d’un site internet et à la conception d’outils dont le but est de faire connaître aux organisateurs potentiels de café comment s’y prendre, communiquer, créer un réseau  dynamique.

PERARES : Public Engagement with Research and Research Engagement with Society

Domaine : boutiques des sciences

Financement : volet « science dans la société » du programme « capacités » du PCRD7

Contexte : initiative portée par l’université de Groningen (Pays-Bas) et la plate-forme d’échange d’expérience Living Knowledge.

Objectifs : renforcer les interactions entre les chercheurs et la société civile dans 17 pays et développer le réseau européen de Boutiques de sciences existantes.

Urbanbees, la ville et ses abeilles

Domaine : environnement

Financement : Programme LIFE+ dédié au développement et à l’environnement (3)

Sites internet : officiel et activités du service

Délai : jusqu’en 2014

Contexte : L’association Arthropologia a monté ce projet avec Bernard Vaissière (INRA Avignon). Ils ont observé que depuis plusieurs années, les insectes pollinisateurs et notamment les abeilles survivent mieux en milieu urbain. Ainsi, 200 espèces d’abeilles sauvages sont revenues en ville notamment grâce à la réduction des produits phytosanitaires, une température plus importante qu’en milieu rural et paradoxalement plus de variété de plantes. En revanche, les chercheurs n’ont aucune information sur la façon dont elle nidifient et se nourrissent. L’association a donc lancé une étude pour mise en place un plan de gestion reproductible partout en Europe. Ce projet de mise en lien entre les chercheurs et la société a pour but de questionner sur les changements de pratiques, les services écologiques et faire des propositions en matière d’agriculture.

Nuit européenne des chercheurs

Domaine : événement. rencontre chercheurs / publics

Financement : programme spécifique PERSONNES du PCRD7 (4)

Sites internet : officiel et activités du service

Contexte : le 24 septembre 2010, de 17h à 00h, les villes du réseau – 12 villes en France cette année – font se rencontrer des chercheurs avec les publics pour faire parler les gens de leur expérience. Cette année, le thème était « DiversitéS » naturelle et culturelle.

Notes

  1. Outre l’Université de Lyon, les autres membres français des focus groups sont l’association Paris Montagne, le Café des sciences d’Avignon et le Bar des sciences de l’Université Montpellier II
  2. Ce volet comporte trois lignes d’actions : (a) gouvernance plus dynamique des relations entre la science et la société (meilleure compréhension de la science et de la technologie, engagement à anticiper et à clarifier les problématiques, renforcement du système scientifique européen, évolution du rôle des universités) ; (b) renforcement du potentiel, élargissement des horizons (égalité homme-femme dans la recherche, jeunes et science) ; (c ) faire communiquer la science et la société.
  3. Actions qui contribuent au développement, à la mise en œuvre et la mise à jour de la politique et de la législation communautaires dans le domaine de l’environnement.
  4. Objectif : renforcement quantitatif et qualitatif du potentiel humain dans le domaine de la recherche et de la technologie en Europe.

>> Photos : Thierry Fournier

Oeuvrer à la médiation culturelle des sciences

Pour décrire un métier, commençons par taper son nom dans la base de données de Pôle Emploi (fiches ROME). On y trouve médiateur conjugal, familial, ou judiciaire mais pas scientifique.

Tout au plus médiateur socioculturel et « animateur atelier science ». Pourtant, on en trouve dans chaque Centre de culture scientifique et technique (CCSTI) ou chaque association scientifique… Alors qui est le médiateur de la culture scientifique ?

« La médiation est un terme qui veut tout et rien dire, remarque Pauline Lachappelle, qui, en tant que chargée de mission médiation science et société à l’Université de Lyon développe une réflexion autour de cette fonction, On pourrait comparer un médiateur à Shiva, ce dieu hindou à plusieurs bras. Il doit être capable de synthétiser les savoirs et les réflexions d’acteurs divers ».

Pauline sait de quoi elle parle. Recrutée en mars 2010 par le service Science et Société de l’Université de Lyon (labellisé CCSTI), elle n’est pas « simplement » animatrice mais médiatrice du dialogue science et société.

« Un animateur ou un médiateur classique vulgarise les savoirs scientifiques. C’est important mais ce n’est pas ma priorité, précise-t-elle, je conçois plutôt des dispositifs de médiation culturelle des sciences, pour mettre en lien chercheurs et société civile dans sa plus grande diversité. Dans ce cadre, je me focalise sur l’expression des publics, le dialogue entre les chercheurs et monsieur-madame-tout-le-monde qui ont eux aussi des savoirs à partager souvent ignorés des décideurs ».

Avant d’en arriver là, Pauline a suivi un parcours dont la richesse et la variété sont de bons exemples de ceux des médiateurs et médiatrices que nous avons rencontrés jusqu’ici. Après un DUT en Sciences de l’information et de la communication, Pauline a obtenu un MASTER en gestion de projets culturels au sein de la faculté de sociologie et d’ethnologie de l’Université Lumière Lyon 2 où elle a travaillé sur le patrimoine culturel et l’éducation à l’environnement. « A l’époque, je me posais des questions sur la muséologie science et société et le rôle social des musées, commente la jeune femme, ce parcours m’a donné un regard très « sciences humaines » sur la culture ».

Après une expérience de médiatrice culturelle au Muséum de Lyon devenu le Musée des Confluences, elle s’envole à l’Insectarium des Muséums Nature de Montréal. « J’ai travaillé sur l’entomophagie (consommation alimentaire d’insectes). L’insecte est un objet de musée hors du commun et le rapport culturel à l’alimentation est passionnant » sourit la médiatrice.

A son retour en France, elle travaille trois ans à la Fondation 93 de Montreuil en tant que chargée de projet culturel. Elle y découvre non sans douleur les difficultés du monde culturel. Celui-ci subit parfois le passage sans concertation d’une logique de subvention à une logique d’appel d’offre (sans parler de l’évaluation chiffrée).

« Comment évaluer l’éducatif ? Cette logique met en concurrence des structures sensées être complémentaires » déplore Pauline. Elle avoue toutefois que ces pratiques n’ont pas que des mauvais côtés et permettent aussi de redynamiser le tissu associatif et le questionnement professionnel.

Elle quittera la Fondation 93 en juin 2009 pour tenter de se mettre à son compte, ce qui ne semble pas si simple dans ce domaine. Finalement, elle rejoindra son poste actuel à Lyon. Au sein du service « Science et Société », elle créée des dispositifs de rencontre et d’échanges entre la société civile et des acteurs du monde des sciences.

En cette année de la Biodiversité, elle a travaillé sur le thème de la nature en ville, pour inaugurer un dispositif de questionnement des sciences en société nommé « Et si on en parlait ? ». Celui-ci « s’inscrit dans un mouvement innovant en matière d’échanges entre citoyens et chercheurs, au sein duquel on retrouve par exemple le dispositif QSEC. Nous investissons un sujet de controverse pour le mettre en débat. Concrètement, nous organisons des ateliers de rencontre entre des publics et des chercheurs locaux pour faire émerger les représentations et expériences des participants et extraire des pistes de réflexion ».

Ces ateliers prennent la forme d’un cycle de quatre rencontres dont la forme s’adapte au thème, comme cette fois-ci des « balades de nature en ville ». « On y parle aussi bien de choses concrètes comme la disparition des espèces que de questions plus abstraites : La place de la nature n’est-elle pas avant tout une question du partage social de la ville ? ». Suite à ces ateliers, « la synthèse de ces questionnements sera mise en scène lors d’un grand débat public, le 14 décembre prochain, avec des chercheurs venus de la France entière ».

En amont de ce dispositif, le service a également expérimenté une forme de médiation originale sur ce même thème, les « Cafés nature en ville » avec l’aide de sociologues dont André Micoud et de plusieurs comédiens. « Les passants étaient invités à choisir un menu imaginaire de nature en ville : le « e-bees juice », la « porte aux aromates », « l’île flottante Robinson »… puis ils s’asseyaient pour échanger avec des sociologues sur leurs représentations et demandes de nature en ville ».

Les comédiens ponctuaient parfois la conversation de déclamations poétiques. « Cela a permis d’effectuer une enquête sociologique sympathique avec le public, près de La Sucrière au confluent, pendant l’exposition Cités végétales, devant la cantine de l’Université Lyon 1 et dans le Parc de la Tête d’or ».

Le dispositif science et société expérimenté lors de cette année-test sera ensuite reconduit en 2011 sur la question des déterminismes biologiques et sociaux (ateliers de janvier à mars puis rencontre-débat en avril), puis sur la chimie, Année internationale oblige (ateliers de septembre à novembre et rencontre-débat en décembre 2011).

Selon Pauline, ces pratiques permettent au public « de réfléchir, de se forger un esprit critique et d’avoir une vision élargie des sciences ». Et vous, avez-vous déjà expérimenté, mis en place ou participé à un dispositif science-société ? Parlez-nous de votre expérience en commentaires.

>> Photos : Université de Lyon (n° 1 et 2), Eric Roux – UCBL (n°3)

Un CCSTI à la recherche d’une identité différente

L’Université de Lyon, c’est 19 établissements (universités et grandes écoles) sur Lyon et Saint-Étienne, 120 000 étudiants, 230 laboratoires de recherche publics, 11 500 enseignants-chercheurs… Pas facile pour le service Science et Société, créé en 2007, de se faire connaître de tous…

Pourtant, « sur le site internet de l’Université, nos pages sont les plus visitées, notamment l’Agenda de la culture scientifique et technique dans le Rhône où sont centralisés tous les événements de nos partenaires » annonce Isabelle Forestier, la chargée de communication du service.

Le service Science et Société fait d’ailleurs office d’interface culturelle entre le monde de la recherche et le grand public. « Ça donne à l’Université une image innovante, loin des conférences poussiéreuses, et surtout une image décalée par rapport aux autres universités focalisées sur les classements de leurs chercheurs » poursuit la jeune femme. Encore faut-il que ces chercheurs connaissent le service en question.

C’est un des rôles de Mélodie Faury, chargée de mission Science et Société. Arrivée en septembre dans le service, elle anime la commission Science-Société de l’Université qui possède 19 membres (un dans chaque établissement).

« La commission est interdisciplinaire, à l’image des établissements, avec des sciences dures, du théâtre, de l’architecture… Notre mission est d’abord de sensibiliser les membres aux problèmes Science-Société » explique Mélodie. L’état des lieux en cours permettra de connaître les besoins de chacun. « J’ai déjà relevé une demande très forte de reconnaissance institutionnelle des activités de culture scientifique et une volonté de partage. En revanche, le degré d’implication est très divers entre les établissements ».

Autre projet de Mélodie, pour un peu plus tard : la mise en place de formations des étudiants et doctorants sur les problématiques science-société, en complément des formations à la médiation qui existent depuis 20 ans. « Cela existe déjà dans certaines écoles doctorales. L’objectif sera de mutualiser les connaissances ».

En parallèle, le service souhaite se faire connaître du grand public. Comme il ne possède pas de lieu d’accueil – seulement des bureaux dans l’ancienne caserne du quartier Sergent Blandan – ses projets essaiment sur le territoire du Grand Lyon et dans le département du Rhône.

Ces actions de médiation, véritables évènements tout au long de l’année, vont très prochainement trouver une seconde vie sur Internet. Un projet de lieu culturel numérique est en effet en train d’être réfléchi, pour retrouver les actions menées sur le terrain mais également pour innover en matière de médiation culturelle de sciences sur le web.

« Nous sommes en train de revoir toute l’identité visuelle du service, avec un nouveau nom, une charte graphique et un site internet, annonce Isabelle et Mélodie, le site sera à la fois destiné aux publics de notre action culturelle mais il sera aussi une plateforme de rencontre et d’échange entre les chercheurs, les médiateurs, le public, les enseignants autour des problématiques Science-Société ». En clair, le site web sera bel et bien « un outil de médiation, de créativité et d’expérimentation » pour le service. Un projet pas banal dans le monde de la Culture scientifique et technique, fortement attaché aux relations dans le monde réel.

Le service planche actuellement sur l’aspect et les fonctionnalités du site. « Nous sommes dans une phase d’incubation. Nous avons entrepris un travail sur les réseaux sociaux (1) et ne souhaitons pas refaire ce qui fonctionne déjà bien ailleurs. Nous souhaitons faire des ponts avec les sites et blogs existants » indique Mélodie. Isabelle se risque à une description idéale : « Nous aimerions que notre site soit la métaphore d’une ville où les visiteurs pourront déambuler ».

Sur le cahier des charges : un espace d’information sur les actualités et les évènements de la structure et sur la culture scientifique dans le département, la mise à disposition de ressources (documents, cours), un espace donnant la parole aux publics de la structure, la mise en relation d’acteurs pour donner naissance à des projets de culture scientifique sur les problématiques sciences et société… Mélodie souhaite également un univers très graphique et évolutif. Désireux de faire entrer ce futur site dans les « canons » du web 2.0, le service est ouvert à vos conseils. À bon entendeur…

Note

  1. Voir le compte Twitter et la page Facebook du service Science et Société.

Service Science et Société de l’Université de Lyon : histoire d’un projet

L’histoire commence à Villeurbanne, dans la banlieue de Lyon, avec une petite association d’une quinzaine de membres. Depuis le début des années 1990, l’association Eclats (Espace culturel lyonnais d’animation technologique et scientifique) œuvre auprès des écoles et organise la Fête de la Science. Son dynamisme lui a même permis de rédiger le cahier des charges du centre Captiva (espace de CSTI lyonnais pour les enfants, proposé par la Ville de Lyon, aujourd’hui disparu) qui inspira la création de la Cité des enfants, inaugurée en 1992 à la Cité des sciences de Paris.

Vers 1995, « l’association a commencé à sombrer à cause de problèmes de gestion, explique Isabelle Bonardi, actuelle directrice adjointe du service Science et Société, malgré une tentative de réembaucher du personnel, Eclats a finalement été dissoute ». En avril 1999, le Pôle universitaire de Lyon (PUL) (1) s’appuie sur les membres de l’association pour lancer un projet de culture scientifique et technique. « Au début, nous étions trois : deux provenant d’Eclats , Mylène Saury et moi-même, et le chef de projet à mi-temps, Daniel Guinet, chercheur à l’Institut de physique nucléaire » précise Isabelle.

Pendant trois ans, ces trois personnes sont toutes en situation de médiation, puis sont rejointes par une secrétaire et des personnes mises en disponibilité. Parmi leurs activités : les formations de doctorants (2), l’organisation de la Fête de la Science, le lancement de l’opération « A la rencontre de la science » où des élèves rencontrent des chercheurs (3), l’accueil de l’exposition « Quand la science rejoint l’art » (4), de l’Inserm dans l’Opéra de Lyon en 2000 – « notre tout premier événement festif » – ou encore la Nuit du cinéma scientifique à l’ENS. Le groupe n’est pas « créateur d’exposition mais plutôt organisateur de temps forts » précise Isabelle. Petit à petit, les quatre membres régulier deviennent chargés de projet.

La demande de labellisation CCSTI en 1999, en même temps que La Rotonde à Saint-Étienne, a été obtenue en 2009. Très vite, les CCSTI de la région Rhône-Alpes – un par département actuellement – créent un réseau (voir le site internet tout juste lancé). « Le contrat de plan État-Région a assis notre budget de fonctionnement et a structuré notre rôle » assure Isabelle Bonardi.

C’est la période « dorée » de la CSTI en Rhône-Alpes avec Roger Fougères en tant que président de la commission enseignement supérieur et recherche. Le CCSTI lyonnais s’essaye alors à la création d’une exposition sur le thème des fractales, en collaboration avec le Laboratoire d’informatique en image et systèmes d’information (LIRIS à l’Université Lyon 1), qui possède un logiciel de création de fractales, et une artiste en résidence dans ce laboratoire.

En octobre 2002, Daniel Guinet démissionne et le conseil général vote l’arrêt de ses subventions au CCSTI afin de se concentrer sur le projet du Musée des Confluences. L’année se termine tant bien que mal et Isabelle Bonardi est alors prise au poste de chef de projet début 2003.

Jusqu’à fin 2002, le service était financé à parts égales entre l’État, la région, le département et la ville à hauteur de 200 000 euros environ. « De nombreuses personnes souhaitaient un CCSTI à Lyon, nous étions assaillis de demandes auxquelles nous ne pouvions pas répondre par manque de subventions et de personnels » déplore Isabelle Bonardi.

Le groupe organise pendant un mois l’événement « La chimie dans tous les sens » au sein duquel il accueille « La chimie, naturellement » (une exposition de l’Espace des sciences à Rennes) au château de Saint-Priest, près de Lyon. En 2005, dans le cadre de l’année mondiale de la Physique, le CCSTI participe à la conception du Camion des sciences avec des chercheurs grenoblois et lyonnais.

Entre 2004 et 2006, le PUL passe de quelques membres à une trentaine puis se mue en 2007 Pôle de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) nommé Université de Lyon (UdL) avec aujourd’hui 19 membres (universités et grandes écoles) sur Lyon et Saint-Étienne. « Cette structure a pris de plus en plus d’ampleur en termes de taille, de dynamisme et d’attraction de financements » confie la directrice adjointe. « L’action du CCSTI est devenu un des piliers de l’action de l’Université de Lyon notamment en terme d’ouverture culturelle et d’attraction des jeunes ».

En 2007, le CCSTI recrute son premier directeur, Alexis Michel, mathématicien venu de l’Université de Bordeaux. « Cette homme brillant a mis en place des révolutions dans le service, estime Isabelle, comme le développement du site internet, ce qui a attiré l’attention des politiques sur notre travail, notamment le Conseil général et la communauté urbaine qui ont alors choisi de nous financer à nouveau ». C’est également Alexis Michel qui ouvre les portes de l’Europe au CCSTI.

La structuration du PRES en services entraîne cette année-là la création du service Science et Société dont le CCSTI est l’outil opérationnel. « Nous ne voulions pas d’un banal service de CST, alors nous avons orienté nos actions sur la réciprocité et l’échange, avec une place prépondérante réservée au citoyen ». Isabelle Bonardi est nommée directrice adjointe. Elle exerce depuis une fonction de management et de mise en place opérationnelle de la politique proposée par la direction.

2009 marque l’arrivée de Béatrice Korc au poste de directrice. Au jour de notre interview, en novembre dernier, cette réalisatrice venue de Paris se donne encore quelques mois pour peaufiner le projet global de développement de la structure pour les trois prochaines années en lien avec ses missions spécifiques au sein de l’Université de Lyon.

« Ce sont des équilibres subtils à créer. Nous avons une mission ancrée dans le département du Rhône via les actions du CCSTI mais nous avons en même temps une mission transversale d’animation des questions « science-société » pour les établissements membres de l’Université de Lyon, qui recouvre le territoire de l’Académie de Lyon, explique Béatrice Korc.

Ainsi par exemple, le CCSTI La Rotonde à Saint-Étienne est sur le même périmètre académique et un service d’un établissement membre du PRES.  Il  faut voir comment nous pourrions mutualiser à l’avenir certains moyens tout en conservant une parfaite autonomie. Par exemple, ils produisent des reportages intéressants avec leur radio TramWeb. Pourquoi ne pas le faire à une échelle plus large ? ».

Très prise par les projets européens (voir notre article à ce sujet), elle ne s’est pas encore attelée aux partenariats avec le monde industriel. « Il me semble nécessaire de commencer par expliquer aux entreprises ce qu’est la médiation culturelle des sciences : ni des conférences traditionnelles ni de la communication corporate ».

2011 et l’Année mondiale de la Chimie sera une occasion de nouer des dialogues. « Les chimistes ont souvent du mal à parler de leur travail et le public est effrayé. Il faut travailler avec les entreprises, leur expliquer en quoi l’ouverture vers la société civile et l’écoute de certaines inquiétudes sont importantes pour faire évoluer les représentations des uns et des autres. Une médiation autour des textiles, très liés à l’histoire lyonnaise, pourrait être un bon début ».

Hyperactive, cette femme « à poigne » souhaite travailler sur le sens des choses. « Surtout, ne pas faire du saupoudrage événementiel mais inscrire notre action dans la durée ». Les 11 membres de l’équipe, dont 8 équivalents temps plein croulent sous le travail, mais avec le sourire. « Chaque projet est un prototype, indique Béatrice, on expérimente beaucoup de choses, ce qui prend du temps ».

Dans les grands axes développés au PRES figurent la santé et la ville décarbonée, un des thèmes que l’Université de Lyon a développé lors de l’Exposition universelle de Shanghai. D’ailleurs l’actuel campus de la Doua à Villeurbanne va devenir le premier éco-campus européen, futur lieu d’échanges et de recherche sur les questions environnementales.

« 2011 et 2012 seront l’épreuve du feu pour notre  nouvelle programmation et pour notre développement au sein de l’Université. Les questions Science et Société sont inscrites dans tous les dispositifs proposés dans le cadre du grand emprunt. Si tous les projets que nous développons actuellement portent leur fruits, nous devrions disposer de nouveaux types de financements à l’avenir ». De quoi prévoir des projets encore plus ambitieux.

Notes

  1. A l’époque, le PUL réunissait six structures : les universités Claude Bernard Lyon 1, Louis Lumière Lyon 2, Jean Moulin Lyon 3, l’Institut national des sciences appliquées (INSA), le CNRS et l’École normale supérieure (ENS).
  2. Ces formations, qui ont perduré jusqu’à aujourd’hui, ont lieu dans le cadre de modules d’insertion professionnelle ou dans celui du Centre d’initiation à l’enseignement supérieur (CIES).
  3. Cette opération a duré jusqu’en 2009
  4. Lors de cet événement, des trinômes d’étudiants documentalistes, scientifiques et venant du Conservatoire national supérieur de musique et de danse (CNSMD) étaient formés. Chaque groupe s’emparait d’une photo et a créé une scénette (travail sur les légendes, textes déclamés, peinture, pièces de théâtre, danse…)

>> Photos : Ilian Ginzburg pour l’Université de Lyon (n°1) et Knowtex