Zapping Echosciences #9

Après les zappings #1, #2, #3, #4, #5, #6, #7, #8 et une grosse pause sur ce blog, voici mes derniers billets publiés sur Echosciences Grenoble. Bonne lecture !

Des nouvelles de la Team Echosciences

En novembre 2015 sortait la dernière version d’Echosciences Grenoble, celle que vous avez sous les yeux et dont nous vous parlions ici. Depuis, 4 nouveaux Echosciences ont vu le jour sur différents territoires et d’autres encore sont en projet. Retour sur l’aventure de la « team Echosciences ».

Quand Florence Porcel visite l’IRAM et l’interféromètre du Plateau de Bure…

Les 20 et 21 septembre derniers, la vidéaste et auteure Florence Porcel venait à Grenoble pour visiter l’IRAM (Institut de RadioAstronomie Millimétrique) à l’invitation du Ministère de l’Éducation Nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Interview.

Pluie de météorites sur les Alpes : photos et témoignages

Retour sur les réactions qui ont suivi la pluie de météorites qui a eu lieu dans les Alpes et le Sud-Est de la France mercredi 17 février 2016.

Retour sur l’instameet monstrueux des IgersGrenoble au Muséum et à la Casemate

Le samedi 21 mai dernier, la communauté des IgersGrenoble (photographes locaux férus de l’application Instagram) organisait une rencontre, dans le cadre de l’exposition Monstru’Eux, en partenariat avec le Muséum de Grenoble et la Casemate. Retour sur l’événement.

La forme de l’espace : des trous noirs au multivers par Jean-Pierre Luminet

Le 30 juin dernier, Jean-Pierre Luminet était l’invité de l’Institut Fourier pour une conférence grand public au Théâtre de la ville de Grenoble. Retour en tweets.

Un fossile complet de dinosaure scanné au synchrotron

Après les fossiles de Toumaï, d’Australopithecus sediba et d’un Archeopteryx , c’est un autre invité de marque que l’ESRF a reçu pendant quelques jours en juillet : Heterodontosaurus tucki, un petit dinosaure herbivore découvert en Afrique du sud et daté de 200 millions d’années.

Ma veille sur Twitter #JournéeMUST 2016

Le 3 novembre dernier, j’étais invitée au Musée des Arts et Métiers, par le Réseau MUST (pros de l’information et de la documentation dans les musées, le patrimoine et la culture scientifique) pour intervenir lors de leur journée professionnelle intitulée « Outils de veille, veille sur les outils« . J’y ai fait un retour d’expérience sur ma façon d’utiliser Twitter pour faire de la veille.

Voici mon diapo et les notes que j’ai prises pour préparer mon intervention :

Mon parcours, sur Twitter

Sept. 2009 : inscription sur Twitter (compte perso : @Fuzzyraptor) suite à mes études de sciences et de journalisme, pour :

  • Découvrir l’outil
  • Sortir de mon isolement et créer mon réseau en tant que jeune journaliste indépendante
  • Faire de la veille partagée sur mon métier / mes thèmes favoris

Constitution d’un petit groupe d’amis / contacts qui se sont lancés en même temps que moi (projet Knowtex)

Fév. 2012 : arrivée à la Casemate, prise de fonction sur le poste d’animation d’Echosciences Grenoble (réseau social territorial de la culture scientifique). Création des comptes Twitter et Facebook liés à Echosciences (+ autres comptes petit à petit) et du compte Twitter de la Casemate. Premiers objectifs : donner de la visibilité au projet Echosciences et au centre de sciences, m’aider à “cartographier” les acteurs et activités du territoire (que je découvrais)

Les comptes que je gère / que j’ai gérés / que j’aide à gérer

Comptes perso (@Fuzzyraptor, @femtostory) : pour faire de la veille sur mes thèmes d’intérêt (qui recoupent ceux des autres comptes cités plus bas), raconter ce que je fais, faire de la poésie autour des sciences…

Comptes de ma structure (@EchoSciGre, @LaCasemate @FabLabGrenoble @EchoSciTeam @Fab_Manager) : parler de ce qu’on fait selon différentes lignes éditoriales

Comptes événementiels (@LaFeeCarto @ConfidenceOscar) : pour déployer un dispositif de médiation numérique le temps d’un événement, d’une expo…

Comptes de structures ou d’événements (@_ajspi @MontagneScience @LyonSciFr @GdChantierInfo @DigitalGrenoble) : aide ponctuelle au lancement et à l’animation

Projet vulgarisation (@ComSciComCa) : donner la parole, chaque semaine à un.e passeur.euse de sciences francophone

Ligne éditoriale / sujets de veille des comptes :

@Fuzzyraptor : (ligne très floue, comme le pseudo l’indique ^^) essentiellement du partage de liens autour des sciences, de la culture scientifique, des musées, des dinosaures et de la science-fiction + une veille métier sur la médiation, la vulgarisation et le journalisme scientifique, live-tweet de conférences

@EchoSciGre : veille sur les acteurs et initiatives de CST de l’agglo de Grenoble, relais des contenus du réseau, mise en avant de ses contributeurs, recherche de futurs contributeurs, live-tweet d’événements

@EchoSciTeam : veille sur les activités des Echosciences, veille sur les acteurs CST français susceptibles d’être intéressés par l’outil

@LaCasemate / @FabLabGrenoble : diffusion des infos concernant la Casemate et son FabLab (souhait de séparer les deux pour s’adresser spécifiquement aux deux communautés, qui se recoupent), veille sur les sujets proches de nos expos et du mouvement des Fab Lab, discussion avec les visiteurs, live-tweet d’événements comme la Fête de la science, la MuseumWeek…

Comment je fais de la veille

  • Bien avoir en tête les différentes lignes éditoriales de chaque compte animé
  • Chercher des comptes et des tweets (contacts IRL, moteur de recherche Twitter, repérage via des sites / blogs / conférences…)
  • Suivre des comptes et leurs followers s’ils m’intéressent
  • Organiser ces comptes (et d’autres) dans des listes
  • Suivre des hashtags liés à des événements / des communautés / des tendances (ex. #MuseumWeek #FemmesEtSciences #FossilFriday #VendrediLecture…)
  • Au besoin, créer des hashtags spécifiques avec ses communautés pour les utiliser (ex. #CSTgre avec mes étudiants en com scientifique de Grenoble)
  • Repérer, archiver, partager, qualifier, commenter les tweets en utilisant les fonctions like, retweet, citation, en ajoutant des hashtags aux tweets cités…
  • Enregistrer les ressources avec d’autres outils pour pouvoir en garder la trace
  • Adapter les thématiques de veille aux activités de sa structure (ex. focus sur le thème de chaque nouvelle expo)
  • Accélération de la veille métier ponctuellement si besoin, pour répondre à des questions techniques, trouver des formats, des intervenants, aider mes collègues
  • Partager la veille avec les collègues, selon leurs centres d’intérêt (voir ci-dessous)
  • Apporter des éléments provenant de l’extérieur (liens, photos…)
  • Au besoin, faire des appels à contribution et valoriser celles-ci (ex. une partie de l’expo #ClimatVR de la Casemate conçue en demandant aux visiteurs de citer des initiatives locales en faveur de l’environnement)

A garder en tête :

  • Ne pas avoir peur du flux (importance de la sérendipité)*
  • Intégrer les réseaux comme un outil et non une activité supplémentaire
  • Partager les résultats de sa propre veille, documenter ses méthodes
  • S’intéresser autant que possible aux gens (veille plus “personnelle”, pertinente)
  • Utiliser les bons outils pour gagner du temps (voir ci-dessous)

(*) Citation de Sébastien Magro, chargé des nouveaux médias au Musée du Quai Branly : “Il m’arrive souvent de tomber sur une info intéressante pour le boulot alors que je ne faisais que surfer pendant ma pause sur des sujets non pro. Donc voilà mon truc : accepter que même les moments de flânerie sur le web peuvent apporter quelque chose d’utile pour le boulot”.

Répartition du temps

  • Bus du matin : veille perso (ou lecture) et jette un oeil à Twitter Echosciences
  • Arrivée au travail : check Twitter, Facebook et mails urgents
  • Dans la matinée : relecture articles / événements publiés et partage sur les réseaux de certains
  • Tout au long de la journée : repérage “au hasard” (sérendipité) de posts grâce aux abonnements et aux listes
  • Une fois par semaine : recherche spécifique par mots clés, aide aux collègues
  • Soirs et week-end : attention portée aux messages, avec mon collègue Pascal pour éviter un éventuel “bad buzz”

Sur l’ordinateur

  • Ordinateur utilisé au quotidien au travail, ouvert en tâche de fond
  • Site Twitter pour créer des listes, suivre des gens
  • Logiciel Tweetdeck pour la gestion des flux au quotidien (*)
  • Compte Flickr d’Echosciences pour trouver les photos d’illustration des articles / événements qui seront aussi utilisée pour le partage sur les réseaux (voir les favoris)
  • Outil Tineye (moteur de recherche inversé) pour vérifier la source d’une photo
  • Suggestion autres outils : Nuzzel pour recevoir par mail, chaque jour, les sujets les plus discutés par sa communauté (6 histoires / sujets les plus discutés chaque jour)

(*) Témoignage de Nicolas Chapuis, chargé de com à Centrale Marseille : TweetDeck toujours ouvert, avec près de 60 colonnes paramétrées (listes privées thématiques sur l’enseignement supérieur, la recherche scientifique, la presse spécialisée, la muséologie, les cultures numériques, etc., des comptes comme ceux des écoles Centrales ou des délégations du CNRS, des hashtags généraux ou liés à des événements).

Témoignage de Loïc Bommersbach, responsable des nouveaux médias au CNRS : “J’ai des colonnes avec les tweets de chaque institut, sans leurs RT et exclusivement avec des médias, de façon à que lorsque que je vais voir dans la colonne d’un institut, ce tweet va forcément m’intéresser. Je les mets ensuite dans Buffer afin de ventiler tweets et RT sur la semaine. J’ai des colonnes sur des requêtes URL, des alertes si RT>50, des requêtes booléennes complexes, etc. La question des listes (et de leurs mises à jour!) est cruciale aussi, tout se fait à la main, et c’est assez chronophage…

Sur le smartphone

  • Smartphone personnel, utilisé en mobilité, sur les temps morts, en événement, dans les expos…)
  • application Twitter
  • relais par mail de certains tweets (quand pas le temps de les traiter)
  • relais par DM aux collègues
  • applis autour de la photo pour relayer des couvertures de livres, programmes de conférences (appareil photo, photogrid)
  • Periscope pour suivre des conférences captées en direct
  • Applis d’actu pour relayer facilement vers les réseaux + appli “Pocket” pour sauvegarder des contenus et les lire plus tard

Pour conserver le résultat de la veille

Pour évaluer son impact

Outils me permettant d’évaluer l’impact d’une campagne de com ou de mon activité régulière, de repérer des relais fidèles, etc.

Quelques comptes / hashtags CST à suivre

Zapping Echosciences #8

Après les zappings #1, #2, #3, #4, #5, #6 et #7 et la mise en ligne d’une toute nouvelle version du site Echosciences Grenoble en novembre dernier, voici mes derniers billets publiés sur cette plateforme. Bonne lecture !

Etienne Klein : « L’univers a-t-il connu l’instant zéro ? »

Le 12 juin dernier, Etienne Klein était l’invité de l’Institut Fourier pour une conférence grand public au Musée de Grenoble. Retour en quelques tweets sur cet événement.

Cybele : les images d’astrophysique dans l’imaginaire collectif

Focus sur le passionnant projet de recherche Cybele, mené par le GRESEC et l’IPAG sur la construction des images d’objets astrophysiques dans l’imaginaire collectif.

Demain, l’énergie : paroles de chercheurs rhônalpins

Dans un livre richement illustré, les PUG nous proposent d’aborder les enjeux et résultats de recherches sur l’énergie à travers plusieurs témoignages de scientifiques locaux. Morceaux choisis.

Le film « Seul sur Mars » vu par des chercheurs grenoblois

Mardi 20 octobre 2015 avait lieu l’avant-première du film « Seul sur Mars » au cinéma Pathé Chavant. La séance était suivie d’un échange avec trois scientifiques de l’Institut des Sciences de la Terre de Grenoble.

Mettre en réseau les acteurs et raconter la culture scientifique d’un territoire

Né en 2012 dans l’agglomération grenobloise sous l’impulsion de la Casemate et de ses partenaires, le réseau social Echosciences Grenoble poursuit son aventure en cette fin d’année 2015 avec une nouvelle version et deux nouveaux territoires d’implantation (Bretagne et Midi-Pyrénées Languedoc-Roussillon).

Sciences en hashtags – Lyon Science 2016

Dimanche 7 février 2016, j’ai eu la chance et l’honneur d’intervenir lors de la super journée Lyon Science 2016 :-)

Parmi des participants tous plus passionnants les uns que les autres, j’ai proposé au public un petit tour d’horizon de l’utilisation de Twitter dans le monde de la recherche et de la culture scientifique.

Retrouvez la vidéo de mon intervention :

Et le diapo :

A suivre, la captation vidéo de mon intervention…

Et voici le Storify de la journée, avec les tweets des personnes présentes et les dessins de nos fabuleux illustrateurs ;)

Comment écrire de la fantasy et de la science-fiction – Orson Scott Card

Après Stephen King (lire la chronique), restons du côté des Etats-Unis et de la littérature « de genre » avec ce livre d’Orson Scott Card (OSC). L’auteur va bientôt faire l’actualité avec la sortie en France, en novembre prochain de l’adaptation de son livre La Stratégie Ender. Si on ajoute qu’il a reçu deux années consécutives les prestigieux prix Hugo et Nebula pour ce livre et sa suite, on peut prendre quelques minutes pour lire ce qu’il a à dire à propos de l’écriture (1).
OSC l’annonce dès le départ : il s’adresse aux amateurs des littératures de l’imaginaire (fantasy et science-fiction, auxquelles on pourrait ajouter le fantastique et résumer le tout à l’acronyme SFFF) et laisse volontairement de côté les conseils communs aux autres genres (comme par ex. la gestion de l’intrigue, qui est la même quelque soit le genre). Son livre est constitué de cinq grandes parties que j’aborderai ici de manière plus ou moins longue.
Les frontières de la science-fiction et de la fantasy
En guise d’apéritif, OSC décrit la SFFF comme un monde ceint de frontières à priori étanches, dont la première et la plus évidente est la catégorie éditoriale. Déterminée par les éditeurs, celle-ci facilite le classement en librairie et a permis la cristallisation de ces genres et l’apparition de nouvelles générations d’auteurs. Les deux frontières suivantes, qui en découlent, concernent la communauté de lecteurs et d’écrivains « biberonnés » à la SFFF parfois au risque d’y rester bloqués. OSC parle même de « ghettoïsation », même s’il nuance ses propos par le fait que les auteurs de SFFF ont beaucoup de liberté à l’intérieur de ce ghetto car leurs lecteurs et leurs confrères sont ouverts aux expérimentations. Avec sa quatrième frontière, OSC tente une définition – forcément incomplète – des littératures de l’imaginaire comme « toutes les histoires qui prennent place dans un environnement contraire à la réalité connue ». Cela peut être dans l’avenir, dans un passé qui contredit les faits connus de l’histoire (on parle de mondes alternatifs), sur d’autres mondes, sur Terre mais avant l’histoire écrite ou encore toutes les histoires qui contredisent une loi connue ou supposée de la nature… Enfin, la dernière frontière selon OSC est celle qui sépare la fantasy de la science-fiction, à la fois dans la manière de construire les histoires mais aussi dans les petits conflits qui naissent entre les auteurs de ces deux genres (2).
La création de mondes
OSC entre ensuite dans le vif du sujet avec la partie sur la création de mondes, la plus longue de son livre. Ici, il aborde tour à tour l’origine des idées, les lois du monde, l’invention de son passé, le langage et le décor. Pour illustrer la manière dont peuvent venir les idées, il prend pour exemple son best-seller La Stratégie Ender et notamment la salle d’entraînement au combat en apesanteur, qu’il a imaginée à 16 ans, inspiré par la situation de son frère aîné à l’armée. Une partie du décor était posée mais il a fallu attendre 7 ans pour réellement commencer à écrire l’histoire. Quant à son roman de fantasy Espoir-du-cerf, il a vu le jour à partir d’un plan de ville improvisé, d’une erreur qui lui a fait condamner une des portes de cette ville et d’une idée de sœurs siamoises « pêchée » dans le journal télévisé. On le voit, deux histoires ne se créent jamais de la même façon et il existe autant de techniques que d’auteurs. Pour OSC, les bonnes histoires ne s’écrivent jamais à partir de la seule première idée et nécessitent souvent des alliances entre plusieurs idées sans rapport apparent, parfois des esquisses ou des cartes et une maturation de plusieurs mois. Son conseil pour pêcher des idées : penser à tout ce qui nous arrive comme une histoire potentielle et se demander « pourquoi », « comment » et « pour quel résultat ».
Viennent ensuite les lois de votre monde, qui permettront de mettre de l’ordre dans toutes vos idées. Je ne passerai pas trop de temps sur ce sujet, même si OSC évoque les règles du voyage stellaire pendant 17 pages (d’aucuns parleront de remplissage) ! L’idée pour l’auteur est de bien déterminer les règles de son monde et les contraintes qui pèsent sur les personnages même s’il décide ensuite de ne pas trop l’évoquer dans le livre et ce afin de construire une histoire crédible et profonde. OSC propose également 9 variantes possibles de voyages dans le temps et un exemple pour fixer les règles de la magie dans votre univers de fantasy : en lui donnant un prix, comme la perte d’un membre à chaque fois qu’une personne jette un sort. Les parties sur le passé (l’évolution d’une espèce d’extra-terrestre, l’histoire d’une société ou la biographie d’un personnage) et sur le langage sont pleines de bon sens mais seraient peut-être insuffisantes à qui voudrait concrètement en savoir plus (c’est d’ailleurs le cas du livre entier). OSC termine cette partie en nous montrant qu’un bon auteur arrive à jouer sur deux tableaux : la constitution de son monde et l’analyse des systèmes qui régissent ses sociétés.
La construction du récit
Après la mise en place du décor vient le moment de créer l’histoire (même si dans la réalité ça peut être l’inverse). OSC insiste ici sur le caractère évolutif de votre histoire. Rien n’est figé et il faut se garder la liberté de tout changer à tout moment ou de se laisser emporter par une nouvelle idée. OSC revient d’abord sur les personnages et propose une technique pour choisir son personnage principal : il faut se demander qui a le plus mal et qui a le pouvoir et la liberté d’agir. Votre héros n’est pas forcément une reine ou un capitaine de vaisseau spatial, forcément contraints par de multiples interdits ! Suivent quelques précisions sur le personnage de point de vue (1). Les pages suivantes sont parmi celles qui m’ont le plus intéressées, même si, comme le reste de l’ouvrage, elles ne sont que des considérations générales. Elles concernent le début et la fin de l’histoire, deux moments souvent difficiles à placer. Selon OSC : « le début d’une histoire crée une tension, procure une sensation de besoin. La fin de cette histoire survient lorsque cette tension est soulagée ».
Il introduit ainsi le « quotient MIPE » pour Milieu, Idée, Personnage et Evénement. Selon lui, une histoire est très souvent orientée par un de ces quatre éléments. Si c’est le Milieu, ou le monde de l’histoire, alors vos personnages voyageront dans des contrées étranges et seront transformés par ce qu’ils voient. Si c’est l’Idée, l’histoire se terminera quand la réponse à l’énigme du début sera résolue. S’il s’agit du Personnage, on suivra la transformation de son rôle dans sa communauté et la résistance au changement des autres. Enfin, s’il s’agit de l’Evénement, votre monde sera en pleine fluctuation et le récit ne prendra fin que lorsqu’un ordre nouveau sera établi.
Bien écrire
L’avant-dernière partie évoque l’exposition et le langage. Je soupçonne l’auteur de s’être focalisé sur ces deux éléments car il s’agit sans doute des deux principaux « pièges » dans lesquels les écrivains amateurs tombent le plus régulièrement. Passons sur le langage pour évoquer un peu plus l’exposition. Comme un journaliste qui doit capter l’attention de ses lecteurs en une ligne, l’auteur de romans (pas seulement SFFF) doit susciter la curiosité de ses lecteurs et leur donner envie d’en lire plus dès les premières pages. Tout le défi est d’arriver à distiller assez d’informations pour attirer le lecteur mais pas trop pour ne pas le noyer. Le passage sur le littéralisme est intéressant et prouve qu’un auteur de SFFF ne peut pas se permettre d’user de trop de métaphores, notamment en début de texte, au risque de ne pas être compris.
La toute dernière partie concerne la vie et la carrière d’un écrivain. Là aussi les conseils de bon sens se succèdent et on regrette l’absence de plus d’exemples personnels comme a pu le faire Stephen King dans son livre. OSC incite les jeunes auteurs à soumettre des nouvelles aux revues spécialisées, il conseille ceux qui voudraient envoyer
un manuscrit de roman à une maison d’édition et évoque quelques considérations « pratiques » (par ex. le fait de ne pas quitter son boulot dès le premier contrat… sans blague ^^). La partie sur les ateliers et cours d’écriture s’approche également de ce que nous indique King, à savoir qu’ils ne sont utiles que pour avoir de la compagnie, des dates butoir et un public mais peuvent rapidement devenir un frein. La solution : trouver et former son « lecteur avisé » qui lira tous vos textes et vous dira ce qu’il en pense. Peut-être s’est-il ennuyé lors d’un passage ou bien il trouve un personnage inutile… autant d’informations qui vous permettront de corriger votre « copie ». Et comme OSC le dit si bien en dernière ligne de son livre : au boulot !
>> Références : Orson Scott Card, Comment écrire de la fantasy et de la science-fiction, Bragelonne, 2010, 240 p. (voir la fiche sur le site de l’éditeur)
>> Pour aller plus loin : une critique plutôt négative (et pertinente) du livre sur le blog Dramaturgie et scénario
>> Notes :
  1. OSC a également écrit Personnages et points de vue, également édité chez Bragelonne mais malheureusement en rupture de stock (je me suis donc procuré la version américaine en vue d’une chronique ici)
  2. L’auteur précise d’ailleurs que le public de la science-fiction est majoritairement masculin et que celui de la fantasy est plutôt féminin. A ce sujet, on pourra lire « La science-fiction intéresse-t-elle les femmes ? » par Jean-Marc Ligny et « La place des femmes dans la littérature de science-fiction » chez ActuaLitté 

Ecriture, Mémoires d’un métier – Stephen King

Amatrice de la collection « Chair de Poule » quand j’étais enfant, c’est tout naturellement que je me tournais vers Stephen King à l’adolescence. Je dévorais alors plusieurs de ses livres dont Sac d’os, La Ligne verte, Charlie ou encore Dreamcatcher avant de passer par une phase polars. Ce n’est que très récemment que je me suis replongée dans la lecture des œuvres du King, notamment avec ses « classiques » Carrie, Shining et Misery. Je ne sais pas pour vous, mais ç’a été comme retrouver un vieil ami d’enfance : plusieurs années peuvent s’écouler mais il vous parle comme si vous vous étiez quittés hier.
En cherchant des infos sur sa bibliographie, j’ai alors découvert son livre Ecriture – Mémoires d’un métier dont la version française a été publiée en 2001 chez Le Livre de Poche. Dans cet essai, Stephen King revient sur sa vie et sur les raisons qui l’ont poussé à écrire. Autant vous le dire tout de suite, vous n’y trouverez pas de méthode toute faite pour égaler le maître de l’horreur. En revanche, je ne peux que vous conseiller cette lecture qui s’apparente à un « feel-good book » pour écrivains amateurs ;)
Cet essai est découpé en plusieurs parties. D’abord « CV » qui vous propose de découvrir l’enfance de « Stevie », son attrait pour les récits d’horreur, son adolescence et ses débuts en tant qu’écrivain, aussi bien que sa rencontre avec sa femme Tabitha. Cette entrée en matière est loin d’être superflue et nous renseigne sur ses peurs enfantines (le passage sur le perçage de tympan est douloureux), ses obsessions ou encore les conditions dans lesquelles il a rédigé ses premières œuvres tout en continuant à travailler.
Le ton que King emploi vous donne l’impression qu’il vous raconte ça face à face et sans chichi. Il évoque tout autant les moments importants ou douloureux de sa vie, comme la naissance de ses enfants, son addiction à l’alcool ou le décès de sa mère que la rédaction de ses livres qui, on le comprend, prennent racine dans toutes les expériences de leur auteur.
Dans les deux parties suivantes « Boîte à outils » et « Ecriture », il rentre dans le vif du sujet mais d’une manière très personnelle. Comme je le disais plus haut, Stephen King ne s’est pas risqué à proposer un guide d’écriture exhaustif et c’est ce qui fait la réussite de ce livre (d’autres s’en plaindront pourtant). Il nous donne certes quelques astuces – j’aime beaucoup l’idée de l’histoire vue comme un fossile qu’on déterre, même si je ne la trouve pas totalement juste – mais il les enrobe surtout de ce qu’on pourrait appeler un « coup de pied littéraire au c** » pour ceux qui hésiteraient encore à se lancer (bon, OK, c’est un peu comme cela que je l’ai vécu). Pour ne pas trop m’étendre ici, je vous conseille la lecture de 5 leçons tirées du livre de Stephen King « Ecriture » sur Destination Futur et 12 conseils d’écriture de Stephen King sur Scénario-Buzz.
Enfin, la dernière partie concerne un événement marquant de sa vie qui est arrivé pendant la rédaction de ce livre : son accident de l’été 1999. Comme vous pouvez l’imaginer, King n’est jamais aussi bon que quand il évoque une situation plutôt horrible, avec tout le détachement et l’humour noir dont il est capable. Et là aussi, la proximité et la sympathie de l’auteur américain (ceci explique sans doute cela) ne peuvent que vous encourager à prendre la plume et à vous lancer. Pourquoi se priver ?

>> Références : Stephen King, Ecriture : Mémoire d’un métier, Le Livre de Poche, 2003, 350 p. (voir la fiche sur le site de l’éditeur)

Vivre dans la steppe froide

Retrouvez mon article « Vivre dans la steppe froide » dans le dernier numéro de « Beaux Arts éditions » consacré à la magnifique Caverne du Pont d’Arc (plus connue sous le nom de grotte Chauvet).

J’en profite pour faire un petit coucou à mon ami Pedro Lima qui signe également un intéressant papier sur le fac-simile de la grotte (et un petit coup de pouce pour son dernier – et passionnant – livre).

Zapping Echosciences #7

Wow, plus d’un an que je n’ai pas publié un petit zapping des articles écrits pour Echosciences Grenoble. Pour rappel, voici les précédents #1, #2, #3, #4, #5 et #6 qui regroupent déjà 90 billets ! Vous trouverez ci-dessous ceux que j’ai écrits depuis un an. Pas tant que ça, au final, mon rôle étant aujourd’hui beaucoup plus celui d’animatrice de réseau que celui de rédactrice. Cliquez sur les titres pour les lire.

Les imaginaires comme terrain de recherche

Rencontre avec Isabelle Krzywkowski, directrice du CRI, le Centre de recherche sur l’imaginaire fondé il y a près de 50 ans.

Henri-Claude Nataf : derviche tourneur du champ magnétique terrestre

Dans le cadre des Fondamentales du CNRS, nous avons demandé à des chercheurs grenoblois ce qu’il reste à découvrir dans leur domaine. Direction le laboratoire ISTerre.

Les Olympiades de Sciences de l’ingénieur prennent de l’ampleur

Le lycée Argouges a remporté le premier prix des Olympiades de SI 2014. L’occasion de découvrir cette compétition qui encourage l’esprit d’initiative, la créativité et l’innovation des jeunes.

Atterrissage de Philae : l’enthousiasme des citoyens et chercheurs grenoblois

Une retransmission en direct de l’atterrissage de la sonde Philae, en présence de chercheurs de l’Observatoire de Grenoble a eu lieu le 12 novembre à l’hôtel de ville de Grenoble. Retour en quelques tweets ! [Ici, il ne s'agit pas d'un article mais d'un Storify, c'est-à-dire d'une compilation de tweets. j'ai choisi de la poster tout de même ici car j'ai eu le grand plaisir d'animer l'après-midi en compagnie de trois chercheurs]

Crowdfunding : retour sur deux ans de mentorat

Retour sur nos activités de mentorat de campagnes de financement participatif, à la faveur d’un questionnaire proposé par les étudiants en Master 1 en management à l’IAE de Grenoble.

Enseignants, scientifiques : quel est votre plus bel échec ?

Les scientifiques étaient présents à la première FailCon grenobloise ! On peut être enseignant, chercheur et se prendre parfois les pieds dans le tapis… pour mieux se relever !

>> Crédits photos : indiqués en bas de chaque article !

Improbablologie, le retour !

Pierre Barthélémy (@PasseurSciences) et Marion Montaigne (nouvellement sur Twitter : @Prof_Moustache) ont remis ça ! Quoi donc me demanderez-vous ? Ils recommencent à parler de sexe, d’alcool et de musique country… Vous n’avez rien compris ? Bon, OK, on rembobine et on recommence ! « Improbablologie et au-delà » (Dunod) est le 2ème recueil de chroniques du journaliste Pierre Barthélémy publiées de novembre 2012 à décembre 2013 dans le supplément « Science et Médecine » du journal Le Monde (Pierre tient aussi ce blog).

A l’image des Prix IgNobel, qui récompensent chaque année les recherches les plus improbables, il est question dans ce livre d’ogres, de chercheur chaste, de rôti de porc, de morve, de convaincantes foutaises, de scrotum et de Spiderman. Curieux programme me direz-vous. C’est pourtant celui que le journaliste a sélectionné pour nous, scrutant avec minutie les journaux scientifiques les plus sérieux – voire même les plus austères – pour y sélectionner les publications les plus loufoques.

Avec une idée en tête : « faire sourire puis réfléchir, voir comment la méthode scientifique est capable de répondre à de multiples questions, aussi absurdes ou cocasses soit-elles ». Le premier recueil ayant reçu le prix « Le goût des sciences 2013 », qui récompense les ouvrages « facilitant l’accès du plus grand nombre à l’univers scientifique », je ne vous ferai pas un dessin à la fois sur l’intérêt du bouquin, sur l’écriture, drôle et maîtrisée (merci pour ces bons mots et ces jeux de mots savoureux) et même sur les références aux chansons populaires et aux blockbusters hollywoodiens pour donner envie à tous de découvrir les sciences.

En 50 chroniques courtes et savoureuses, on fait la connaissance d’un jeune homme qui glisse une grenouille en plastique dans sa vessie, de mangeurs de compétition, d’un homme qui pèse ses poils, d’helminthologistes (les chercheurs qui étudient… les vers parasites !), de pigeons esthètes ou encore d’un chercheur très énervé. Pratique, ce livre vous proposera également une solution pour ne pas trop dépenser votre argent en shopping ou encore une recette pour fabriquer un rôti de sein ! Enfin, il vous révèle que les mammifères mettent en moyenne 21 secondes à se soulager (vous testerez…).

Et au milieu de ces réjouissantes, on prend conscience que le journaliste n’est pas le seul à se moquer (avec tendresse) des chercheurs. Eux-mêmes ne manquent pas d’humour, dans leur manière de rédiger leurs résultats, voire de courage, quand ils s’opèrent eux-mêmes (les plus frileux se rabattant sur leurs étudiants) !

Du côté des illustrations, Marion Montaigne, sa consoeur en Improbablologie comme elle le prouve régulièrement sur son blog, vient compléter, de son œil taquin, certaines chroniques et permettra sûrement d’en rajeunir le lectorat, qui suit chaque semaine

Bref, un livre à lire, à offrir et à ranger à côté de ceux de Roland Lehoucq (quelques similitudes quand Pierre prend des exemples du côté du cinéma et de la science-fiction), des autres ouvrages de Marion Montaigne et des DVD de Myth Buster (parce qu’on y retrouve le même enthousiasme).

Vulgarisation : les recettes de deux journalistes scientifiques

Quel est votre meilleur souvenir lié aux sciences ? Un prof de math passionnant (mais si, mais si !), un bouquin captivant, une nouvelle étonnante vue à la TV, un film de science-fiction qui vous a scotché, une expérience proposée par un doctorant lors de la Fête de la science ou encore un événement d’ampleur planétaire comme « l’amarsissage » (atterrissage sur Mars) du rover Curiosity ?

Qui ne s’est jamais demandé comment étaient produits ces livres ou ces images ? Où est-ce que les journalistes trouvent leurs idées ? Que font les chercheurs dans leurs labos ? Vous-même doctorant, chercheur, ingénieur, vous aimeriez vous lancer et raconter votre travail mais ne savez pas vraiment par où commencer (votre dernière tentative, à un repas de famille s’est soldée par la chute du dentier de mamie, qui s’est endormie en vous écoutant )… Pour répondre à ces interrogations, la journaliste scientifique Cécile Michaut vient de publier le livre « Vulgarisation scientifique, mode d’emploi » aux éditions EDP sciences.

En cinq chapitres, Cécile revient sur les raisons qui poussent les chercheurs à partager leur passion pour les sciences et la découverte (rendre des comptes aux citoyens, faire progresser sa propre pratique, trouver des financements, faire naître des vocations…), sur les différentes formes de vulgarisation (livre, conférences, expositions, animations, bar des sciences, théâtre, débats…) et sur les éléments à garder en tête ou les pièges à éviter quand on se lance (connaître son public, choisir son message…) (1).

On y apprend que les Français, comme les Allemands ou les Japonais sont bien plus réticents à vulgariser leurs recherches que les Anglo-saxons. Qu’il n’existe pas de réelle formation à la vulgarisation dans les cursus de « sciences dures » (ni à la pédagogie ou à l’histoire des sciences d’ailleurs) et que beaucoup de vulgarisateurs en herbe ont peur de manquer de légitimité. Assez fou de voir à quel point la prise de parole en public, les projets pluridisciplinaires ou l’humour bloquent encore pas mal de scientifiques… Par ce livre et les formations qu’elle propose, Cécile Michaut tend à rassurer ces scientifiques et à les aider à se lancer, en leur montrant les avantages que la vulgarisation peut apporter à leur travail de chercheur et / ou d’enseignant.

Point fort du bouquin : les 15 portraits de vulgarisateurs (chercheurs, journalistes ou animateurs) dont les témoignages complètent bien le reste du livre et donnent des pistes pour aller plus loin : l’envie d’innover de Julien Bobroff (2), le travail sur l’estime de soi par Claire Le Lay, l’accent mis sur la médiation plutôt que la vulgarisation par Richard-Emmanuel Eastes, le constat du peu d’ouverture des sciences dures aux sciences humaines par Pierre-Henri Gouyon, le combat contre les stéréotypes de Catherine Vidal (voir sa participation à TEDx Paris en 2011 : « Le cerveau a-t-il un sexe ?« ), le besoin de se donner du temps revendiqué par Etienne Klein, l’expérience ShakePeers (diffusion de la connaissance sous forme vulgarisée, libre, collaborative et ouverte) lancée par Vincent Bonhomme, l’utilisation de la science-fiction par Roland Lehoucq, le militantisme de Valérie Masson-Delmotte, la séduction portée en étendard par Marie-Odile Monchicourt, etc. Si je peux faire ma pointilleuse, il manque peut-être un ingénieur blogueur au C@fé des sciences et une doctorante amatrice de Twitter ;-)

J’en profite également, une fois n’est pas coutume, de déplorer le peu de femmes présentes en exemple. Nul oubli ou négligence de la part de l’auteur. Simplement, les femmes en sciences et dans la vulgarisation sont soit moins nombreuses, soit osent moins se lancer et doivent parfois compter sur le soutien de chercheurs hommes plus âgés pour se rendre compte qu’elles sont légitimes dans cet exercice. Heureusement, on compte des blogueuses et des jeunes femmes douées comme Marie-Charlotte Morin, la gagnante française du concours « Ma thèse en 180 secondes » (et deuxième à la finale internationale), pour donner l’exemple ! (3)

Ce « guide », à ma connaissance le premier du genre en France, est publié 6 ans après le « Guide de vulgarisation », écrit par Pascal Lapointe, lui aussi journaliste scientifique, mais de l’autre côté de l’Atlantique à l’Agence Science Presse (Québec). Si les deux livres proposent globalement des conseils autour des meilleures manières de vulgariser (4), l’ouvrage québécois, deux fois plus épais (332 pages contre 160), passe plus de temps autour du journalisme scientifique, des conseils pour les non scientifiques, de la manière dont le vulgarisateur peut « se vendre » auprès des rédactions et, surtout, des possibilités d’internet.

En avance sur cette réflexion, Pascal Lapointe et l’Agence Science Presse proposent d’ailleurs très régulièrement des billets de blog sur les questions de journalisme scientifique, de crise de la presse, de la relation entre blogueurs, chercheurs et journalistes, etc. Pascal a notamment rédigé le livre « Science, on blogue » avec Josée Nadia Drouin et dirigé l’édition des recueils annuels « Les meilleurs blogues de science en français » (2013 dans laquelle figure un de mes billets \o/, 2014).

Pour résumer, le livre de Cécile, plus court et plus facile à trouver du côté français trouverait bien sa place à côté de toutes les machines à café des labos français, pour pouvoir être lu par tous les doctorants, chercheurs ou ingénieurs de recherche qui passent par là. Il leur donnera envie de se lancer et pourra s’accompagner d’une formation de un à trois jours, par l’auteur (voir également son blog). Quant aux plus mordus, le livre de Pascal leur permettra d’aller encore plus loin, avec l’ouverture qu’on connait aux québécois sur la culture anglo-saxonne ! Dans les deux cas, n’hésitez pas à discuter avec eux sur Twitter : @CecileMichaut & @paslap !

>> Notes :

  1. L’auteur a fait le choix d’évoquer des exemples « classiques » de vulgarisation scientifique (normal, puisqu’elle s’adresse à des personnes souhaitant se lancer). On peut se demander s’ils sont adaptés au public « distant », celui qui ne va pas aux expositions et aux conférences…
  2. Julien Bobroff a lancé le groupe de recherche « la physique autrement ». Il est également très actif sur Twitter (@jubobroff)
  3. Lire notamment le billet « Où sont les vulgarisatrices ? » sur le blog de Cécile Michaut
  4. Ils ont aussi tous les deux fait le choix d’un dessin humoristique en couverture ! L’occasion de rappeler l’intérêt des illustrations et des BD sur les sciences, comme le blog de Marion Montaigne