Quand les singes prennent le thé
le rdv des primates (presque) civilisés
le rdv des primates (presque) civilisés
14 mar
« Une langue disparaît tous les 15 jours dans le monde » peut-on lire sur le site Youphil. Cette baisse de la diversité linguistique semble très prégnante en Inde, selon un article du Monde qui fait suite au décès de Boa senior, dernière représentante de la langue bo en Inde. Etonnamment (pour moi), le problème concerne aussi l’Europe, et a poussé le Conseil de l’Europe à produire le web-documentaire « Sauver ma langue ».
Mais sauver une langue, comment est-ce possible ? Il ne s’agit pas d’un bâtiment qu’on peut classer et protéger de quelques barrières… L’Unesco a dont créé la liste du « patrimoine culturel immatériel de l’humanité » qui rassemble des langues mais aussi des pratiques culturelles et rituelles en danger. On y découvre le « Silbo Gomero », cet étonnant langage sifflé de l’île de la Gomera (Canaries) :
A une époque où quelques langues, l’anglais en tête, prennent le pas sur toutes les autres, on doit se demander en quoi la diversité linguistique est importante. Pour ma part, l’apprentissage de l’anglais et de l’espagnol à l’école et, depuis peu, celui du japonais m’a convaincu de l’importance de la langue pour appréhender une culture. Leyla Dakhli le souligne dans son article « Le multilinguisme est un humanisme », sur un essai de François Ost « pour la diversité des langues et leur irréductibilité ».
Et qui dit diversité dit traduction. Mais que ce soit pour traduire Le Petit Prince en japonais (voir mon article), comprendre des chansons anglaises (voir le drolatique Pardon my french), adapter les sous-titres des séries (en perdant les particularités régionales comme l’accent ou certaines expressions typiques) ou encore améliorer les relations internationales (voir l’article de Francis Pisani) l’exercice est toujours risqué.
Toujours avec l’exemple du sous-titrage, voir cette vidéo réalisée par Eve Vayssière où « une experte en linguistique nous montre pourquoi les sous-titres dépassent la traduction mot-à-mot » :
http://www.dailymotion.com/videoxbvrzt
La traduction est encore plus dure quand elle doit être faite en direct. Des japonais s’y sont essayés à leur manière en créant un dispositif de traduction instantanée composé d’un « petit boîtier portable associé à des lunettes, qui projettent une image sur la rétine », d’après la journaliste Karyn Poupée.
Et au milieu de cette cacophonie, même les bébés en rajoutent en criant dans leur langue maternelle. Il y a de quoi y perdre son latin. Mais en français alors, il y a du nouveau ? Les secrétaires de rédaction et les correcteurs des journaux (Langue sauce piquante pour le Monde) sont bien placés pour observer au quotidien l’évolution de notre langue. L’occasion de découvrir des mots incongrus comme…. Allez au hasard lixiviat !
Pour aller plus loin, voir ma Weblist « Langues et écritures » sur Knowtex.
Illustration : La Tour de Babel vue par Pieter Bruegel l’Ancien au XVIe siècle (source : Wikipédia)
11 mar
Un de mes pêchers mignons au travail (et même en tant que lectrice), ce sont les infographies. Quoi de mieux qu’une image assortie de petits textes et graphiques pour comprendre un phénomène ? J’ai de la chance d’évoquer des sujets scientifiques, car ils s’y prêtent bien.
Pour construire une infographie, c’est souvent un casse-tête (et je ne parle que du point de vue du journaliste, mais ça l’est sûrement aussi pour l’infographiste). Il faut compiler un grand nombre de données, choisir la manière la plus efficace de les présenter et rédiger des textes courts et percutants. Mais on est souvent récompensés par un résultat très efficace.
Depuis peu commence à se développer ce qu’on appelle le journalisme de données. Il s’agit d’une montée en puissance de la visualisation de données dans le journalisme (même généraliste). Voici différentes approches possibles de la visualisation des données dans un article en anglais et un autre en français. Ici, il s’agit plus de donner une réalité visuelle à des séries de chiffres incompréhensibles pour le lecteur lambda. Cette pratique a bien sur des dérives : on peut faire dire ce qu’on veut aux chiffres et aux bases de données voire carrément se tromper sur leur signification si on n’a pas de formation scientifique (ce qui me fait dire que les journalistes scientifiques ont de beaux jours devant eux
). Mais je passe rapidement sur ces dérives (peut-être l’objet d’un futur article ?) pour vous faire profiter de quelques liens glanés sur tout ce qui touche de près ou de loin à la visualisation de données en général.
Les géographes ne me contrediront pas, une des manières les plus efficaces de présenter des données, c’est la carte. Voici des cartes « simples » ou interactives : 30 exemples divers en anglais, la dette mondiale par The Economist, le web scientifique européen, la radioactivité en France (merci Audrey), 22 cartes sur l’environnement et les conséquences concrètes du réchauffement climatique. Pour aller plus loin, un article du Monde sur la cartographie collaborative, un excellent article du site de référence pop-up urbain « Si les gamers cartographiaient le monde » et un site sympa « Cartographie et diagrammes ».
Une frise chronologique est également une manière simple de fixer des informations plus simplement qu’un texte : l’art au 20ème siècle, la carte des futurs possibles, la chronologie des réseaux sociaux, l’histoire (drôle) du marketing, l’évolution du « look » des torches olympiques. Et quand on couple le temps et l’espace, ça donne des documents précieux : l’évolution du drapeau américain, les différentes missions vers la planète Mars ou encore les guerres (pré)historiques.
Quelques autres liens sur des thèmes variés : le développement durable, les satellites artificiels, un arbre phylogénétique interactif, un arbre à palabres spatiales (j’adore cette expression) du CNES, les ordres de grandeur en biologie et les cartes heuristiques dans l’art.
Ceux qui aiment bidouiller peuvent tester un outil pour convertir une image en une carte zoomable et un logiciel pour visualiser le parcours de votre souris. Et pour finir, un peu de poésie avec cette carte découpée à la main. J’attends vos exemples…
Crédit illustration : Princeton
4 mar
Aujourd’hui, « revue de tweets » spéciale climat et environnement. J’empiète sur les plates-bandes de mes collègues et amies Audrey De Santis (@A_DS sur Twitter) et Gayané Adourian (@GayaneAdourian), mais c’est aussi pour vous encourager à suivre de plus près leurs blogs respectifs, beaucoup plus fouillés que le mien dans ces domaines. Je me contenterai donc d’évoquer rapidement les articles que je vous propose.
1 mar
Après mon article « Art et Science », je ne résiste pas à la tentation… Voici un petit bijou trouvé sur le net (via Twitter évidemment). Je vous propose un petit jeu : listez en commentaire les tableaux que vous reconnaissez et on verra qui a la plus grande culture artistique
1 mar
Suite de ma série sur les liens référencés sur Twitter. Aujourd’hui, place au thème « Art et Science ».
Ceux qui suivent ce blog ont déjà dû remarquer mon attrait pour les arts. Il peut s’agir de l’art préhistorique (ici), celui qualifié de primitif (ici) ou encore celui plus récent (ici). Mais mon intérêt n’est jamais plus vif que lorsque art et science coexistent. La science peut servir l’art, par exemple en le datant (ici) ou en lui donnant un support d’inspiration (ici).
Evidemment, l’inverse est aussi vrai. Ainsi, Christophe Lindinger, directeur de la R&D au Futurelab (qui fait partie d’ARS Electronica) considère « l’art comme une méthode de recherche en innovation » et l’explique dans cet article.
Sans aller jusqu’à la R&D, l’art et la science peuvent cohabiter « pour le plaisir », comme dans ce diaporama. Les légendes sont en italien mais les images peuvent aussi s’apprécier sans.
Qui dit art dit musée. Internet et les nouvelles technologies ont souvent été mal perçus dans le cadre de la culture. Pourtant, en dépassant le simple catalogue, internet « peut mettre en valeur les collections des grands musées, contribuer à leur rayonnement et attirer de nouveaux visiteurs », comme on peut le lire dans cet intéressant article : « Les e-musées tissent leur toile ».
Saluons également l’arrivée de Culture Clic, l’application pour smartphones « la plus complète (…) pour découvrir des œuvres en haute définition et géolocalisées, accéder aux fiches des musées français, découvrir les événements culturels proches de chez vous ». Cette application a été conçue par la société i-Marginal.
Enfin, quittons nous sur une belle image de ferrofluides, disponible sur le blog « Making science public* ». Où les nanotechnologies peuvent aussi être « belles »…
J’attends avec impatience vos liens sur ce thème ;-)
Crédit photo : gthomasbower
26 fév
La sérendipité, vous connaissez ? C’est l’art de faire des découvertes inattendues. Et depuis mon inscription sur Twitter (sous le pseudo @Fuzzyraptor) le 9 septembre 2009, ce mot est devenu un art de vivre ! Presque pas un jour sans que je me connecte sur ce site, qui est devenu l’une de mes sources d’informations principales sur la science et les médias (il faut dire que c’est un véritable repère de journalistes et/ou geeks… mais pas que !). Au fil de ma progression, de mes « rencontres » et des passions communes, j’ai accumulé petit à petit les following (personnes dont je suis les messages) et les followers (ceux qui suivent les miens). Je ne vais pas vous décrire ici comment utiliser ce site ; d’ailleurs la meilleure méthode est de vous lancer ! Mais après 1001 tweets (oui oui) sur un grand nombre de thèmes, je souhaite faire un retour sur les liens que j’ai accumulés depuis six mois. Tant de pépites noyées sous un flot de messages, ce serait trop dommage… Alors j’inaugure aujourd’hui un « best-of » des sites ou articles que j’ai « tweetés » dans les domaines qui me tiennent à cœur. Pas de longs commentaires, je vous laisse cliquer sur les liens !
Pour débuter cette série, je me lance au hasard (la sérendipité vous dis-je !) sur l’astronomie. En fait, pas totalement au hasard car ma collègue et amie Gayané (ou devrais-je dire @GayaneAdourian) a récemment écrit un petit article sympa sur son blog. Le sujet ? Un astronome japonais, @Astro_Soichi qui tweete des photos prises depuis… la Station spatiale internationale ! Evidemment, il est vite devenu une star sur Twitter et ses photos sont commentées en japonais, en anglais et sont retweetées (c’est-à-dire partagées) entre ses 94 238 followers ! Je vois que vous salivez déjà alors voici ma sélection de ses photos :
Pékin (Chine) et son stade Olympique, une rivière au nord de l’Australie, les villes d’Akashi et d’Hamamatsu ainsi que Tohoku (Japon), un lever de lune au-dessus de l’Australie, le lac Pukaki (Nouvelle Zélande), un glacier patagonien, un delta malgache (photo qui illustre cet article) et pour finir… Paris, avec le commentaire de Soichi « Lindbergh a vu ces lumières il y a 83 ans dans Spirit of St. Louis »… Magique ! Pour les fans, voici le lien vers toutes ses photos.
Encore des photos, prises par une machine cette fois, mais pas n’importe laquelle : le satellite Mars Reconnaissance Orbiter, en orbite autour de la planète rouge depuis 2006 : Martian landscapes on the Boston Globe Big Picture.
Moins poétiques mais tout aussi intéressants sont mes autres liens « astro » :
A suivre si vous aimez l’astro : @pyxmalion et bien sûr j’attends vos liens supplémentaires en commentaire ;-)
16 fév
Après plusieurs années de travaux, les Grandes Serres du Jardin des Plantes, entièrement rénovées et réaménagées, ouvriront à nouveau leurs portes au public en mai 2010. Coup de chance, j’ai eu l’occasion de les visiter en petit comité. Je vous propose une petite balade botanique en ma compagnie, dans des milieux végétaux très contrastés.
Jeudi dernier, froid polaire dans le jardin des plantes, fermé par sécurité. Avec une dizaine de collègues privilégiés, je m’approche prudemment des serres voisines du muséum sur un sol aussi glissant qu’une patinoire. Nous pénétrons par une porte de service dans la grande serre, anciennement nommée le Jardin d’hiver, accompagnés d’Eric Joly, le directeur du Jardin des Plantes et de l’Arboretum de Chevreloup (1).
A l’intérieur, près du bassin, la température d’une vingtaine de degrés nous permet enfin de retirer gants et bonnet. Nous constatons que nous sommes entrés par une ouverture dans un rocher artificiel, petit frère de celui du zoo de Vincennes, sur lequel s’agrippent lianes et autres plantes (voir photo).
Eric Joly nous indique que la serre, bâtiment de 1000 m² pour 16 m de hauteur tout en verre et acier, a été fermée en juin 2005 pour être entièrement dévitrée et revitrée pour raisons de sécurité. Depuis sa création dans les années 30 par René Bergé, jamais elle n’a connu de ravalement aussi important. Le chantier a nécessité le déménagement de toutes les plantes, sauf des plus grandes (2). Ce jour là, elle est parcourue par des jardiniers (ils sont six en tout) qui arrosent ça et là la terre ou les feuilles et des techniciens qui installent les derniers tuyaux.
Ici sont rassemblées des plantes de toutes les zones du globe à climats équatorial et tropical humide (arbres, Palmier des Bermudes, bananiers, grand ficus, arbrisseaux, plantes herbacées, fougères…). Pour la plupart, ces plantes viennent des collectes des scientifiques lors de missions ou de voyages, mais aussi d’échanges avec d’autres jardins botaniques. Le but ? Créer des collections différentes d’un jardin à l’autre pour répartir la diversité des plantes et proposer des collections variées au public (3). L’intérêt et la rareté de chaque plante entre également en jeu.
Denis Larpin, responsable scientifique des collections végétales tropicales au look de baroudeur, nous dévoile une partie de la future scénographie. Des panneaux évoqueront les plantes utiles à l’homme (café, vanille, banane, acajou, pervenche de Madagascar…). Après un petit tour de la serre et la montée de plusieurs étages à l’intérieur du rocher, nous arrivons sur une terrasse de laquelle nous observons la canopée (photo ci-contre). C’est l’occasion d’évoquer la rude compétition pour la lumière que se livrent les plantes. Grands arbres, plantes épiphytes (qui poussent sur les troncs), lianes… tous on trouvé une manière différente d’atteindre la lumière. Mais certaines plantes ont en revanche fait le « choix » de capter différentes longueurs d’onde et peuvent ainsi pousser à l’ombre dans le sous-bois.
La petite troupe descend ensuite les escaliers en file indienne et arrive dans la serre adjacente aux dimensions plus modestes. Ici, rien n’est encore prêt comme en témoigne la photo ci-contre mais le projet promet de transporter le public en Nouvelle-Calédonie, une île française bien connue des botanistes du muséum, où 75% des 3700 espèces de végétaux sont endémiques. Au programme : géographie, écologie (forêt humide, forêt sèche, maquis minier, prairie sèche), histoire, statut actuel et même menaces qui pèsent sur cette biodiversité : le feu, l’exploitation minière, l’urbanisation, la présence de cerfs friands de végétaux… En plus des plantes, cette serre présentera des films sur la croissance modélisée et accélérée des végétaux, réalisés par les membres de l’Unité mixte de recherche « botAnique et bioinforMatique de l’Architecture des Plantes » (AMAP).
En pénétrant dans la troisième serre, une impression curieuse me prend. Ce sont bien des végétaux, mais il y a une sorte de décalage visuel… En écoutant Dario de Franceschi, chercheur spécialiste de paléobotanique, je comprends que cette sensation est due à l’absence d’herbe et de plantes à fleurs. Ici, ces végétaux « moderne » n’ont pas leur place. En effet, la serre présente exclusivement des membres de lignées évolutives très anciennes et qui ont presque disparu. Passionnant et passionné, le chercheur nous retrace l’histoire des plantes depuis 420 millions d’années, quand les continents n’étaient que des déserts minéraux. Les premières plantes, qui vivaient jusqu’ici dans l’eau, apparaissent alors timidement sur terre en développant une résistance au dessèchement. Puis elles « s’équipent » d’un réseau vasculaire et enfin colonisent la planète (à la seule exception des calottes glaciaires). Tout le défi ici a été de recréer des sols différents et adaptés à chaque espèce (plus acide ici, plus riche en certains éléments là…). Des dessins de paléo-paysages et des fossiles de végétaux complèteront le tableau de cette nature primitive.
La dernière serre, que nous n’avons pas eu la chance de visiter, abritera des espèces de déserts et de milieux arides. C’est l’occasion de parler des stratégies que les plantes ont développé pour résister au soleil et au manque d’eau. Mais chut, je ne vous en dis pas plus ! Si vous êtes vraiment curieux, vous pouvez toujours trouver des informations ici. Je n’ai plus qu’à vous donner RDV en mai pour la visite de ces superbes serres.
(1) L’Arborétum de Chevreloup, près de Versailles, rassemble les collections de référence et à but scientifique et de conservation. Il rassemble par exemple 5000 espèces tropicales. Voir la description ici et son site internet là.
(2) Un diaporama d’Eric Joly retrace les travaux.
(3) Pour preuve cette page du MNHN sur ses collections de plantes à fleurs et les fougères.
Le plan du projet, par l’Agence NC.
Photos : ©MNHN – François-Gilles Grandin (les 4 premières) et © Marion Sabourdy
14 fév
Les temps sont durs pour les journalistes… Alors quand on peut en aider un rien qu’en cliquant, c’est tentant ! Aujourd’hui, un peu de pub pour Yann Chavance, mon ancien collègue de promo, passionné par la nature, la biodiversité, la Guyane, les voyages… et qui a l’opportunité de réunir toutes ses passions au sein de son travail, grâce au concours « Job de vos rêves » organisé par la web TV Mon Nuage.
Pour postuler à cet emploi plutôt alléchant, il a filmé et monté un petit reportage bien sympa (voir ci-dessous) sur Prague, la ville aux mille clochers, en seulement deux semaines. J’ai suivi l’évolution du projet, ça lui a pris des nuits entières… Mais le résultat et là, et maintenant, il a besoin d’un soutien massif de votre part. Si vous avez 2 secondes à lui accorder, votez ici pour sa vidéo.
Il est parti avec beaucoup de retard mais rien n’est impossible, car le jury prend aussi en compte la qualité de la vidéo (et sur ce point, il y a peu à redire). Alors votez, et… revotez toutes les 24 heures si ça vous dit !
Vous pouvez également relayer l’information par mail, Twitter, Knowtex ou même Facebook, où un groupe a été spécialement créé pour l’occasion.
Un grand merci de sa part !
12 fév
Ancienne collectionneuse de figurines et peluches de dinosaures et fan absolue de Jurassic Park, j’ai pourtant dû me rendre à l’évidence… Les dinosaures ont bien disparu de la surface de la Terre il y a 65 millions d’années. Mais ces dernières semaines, ils sont de retour ! Dans les médias du moins, les fossiles se parent de couleur et les paléontologues sont remis à l’honneur ! Petite revue de presse loin d’être exhaustive :
Un article du 27 janvier dernier dans Nature indique qu’une équipe sino-britannique a reconstitué pour la première fois la couleur des plumes primitives de Sinosauropteryx (voir première photo), un dinosaure de 130 millions d’années. « Une alternance d’anneaux allant du blanc au marron, en passant par l’orangé » d’après le co-auteur Mike Benton, paléontologue à l’université de Bristol.
Jusqu’ici, les personnes qui reconstituaient des dinosaures pour les musées ou les films se basaient sur les couleurs d’animaux actuels pour « peindre » leurs sauriens (les reptiles pour les dinos à écailles et les oiseaux pour les dinos « emplumés »). Pour en savoir plus, voici une petite sélection des articles sur ce sujet (si vous en avez d’autres en tête, n’hésitez pas à les ajouter en commentaire).
Mais l’actualité en avait aussi après les dinosaures sans plumes. Pour preuve une autre étude reprise par Sciences et Avenir ici qui indique que les spinosaures avaient un mode de vie semi-aquatique. Parmi les auteurs de la publication, j’ai noté la présence du français Eric Buffetaut. Pour mieux le connaître, allez voir son portrait en vidéo, sur le site de Universcience, la toute nouvelle (et toute belle) web-TV de la Cité des Sciences et du Palais de la Découverte.
Et puisqu’on parle de paléontologue, j’ai également relevé un autre portrait de chercheur : Pierre-Olivier Antoine : chercheur de fossiles dans le rock, sur le site Kwantik! un très sympa site d’actualité scientifique en Midi-Pyrénées, lancé très récemment par les journalistes scientifiques Jean-François Haït, Céline Bousquet et le photographe Patrick Dumas.
Et puisque la paléontologie ne concerne pas que les dinosaures, un portfolio du Monde sur les crocos fossiles mis au jour dans le Sahara par l’équipe du paléontologue américain Paul Sereno.
Enfin, saluons l’initiative de Francis Duranthon, paléontologue et conservateur au très dynamique Muséum d’histoire naturelle de Toulouse qui a redonné vie au Dinosauroïde (voir seconde photo). Il s’agit d’un être imaginaire, né dans les années 1970-1980 de l’imagination de canadiens qui ont représenté un dinosaure qui aurait évolué jusqu’à aujourd’hui (avec une tendance revendiquée à l’anthropomorphisme). L’expérience est évidemment un prétexte pour parler d’évolution à tous les curieux et tordre le coup aux idées reçues. Et le sympathique Dinosauroïde est déjà très à l’aise avec internet, car il a déjà son blog et sa page Facebook ! Inutile de vous préciser que je suis déjà fan !
9 fév
Plus de 2100 dessins et 3 semaines de travail pour un flipbook magnifique et une révision en accéléré des cours de biologie et histoire
Merci Audrey pour cette vidéo.